Galileo

18 janvier 2017 16:04; Act: 18.01.2017 17:44 Print

Des composants suisses sont tombés en panne

Nouveau pépin pour le «GPS européen»: plusieurs des horloges atomiques à bord de ses satellites ne fonctionnent plus.

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«Cela n'affecte pas pour le moment» le système de navigation qui vient de démarrer ses services, selon l'Agence spatiale européenne (ESA). «C'est une question sensible», car les horloges atomiques sont des éléments «très importants» pour le bon fonctionnement du système de navigation par satellites, concurrent du GPS américain, a souligné le directeur général de l'ESA Jan Woerner lors d'une conférence de presse à Paris.

Pour autant, à ses yeux, on ne peut pas parler «d'un nouveau revers» pour Galileo, qui a connu de nombreux retards et problèmes depuis le lancement du programme en 1999. Son coût total est d'environ dix milliards d'euros.

Jusqu'à présent 18 satellites ont été lancés. La constellation doit compter 30 satellites opérationnels et deux de réserve à l'horizon 2020. «Le système n'est pas remis en cause, pas du tout», Galileo «continue» mais «nous voulons être transparents», a dit le responsable.

Quatre sur chaque satellite

Les horloges atomiques de Galileo sont censées assurer au système européen une très grande précision. C'est pourquoi chaque satellite emporte par précaution avec lui quatre horloges atomiques de deux types («masers à hydrogène passif» et horloges atomiques au rubidium). Pour que chaque satellite fonctionne bien sur ce plan, il faut qu'au moins une des quatre horloges soit en bon état de marche.

Actuellement 9 horloges sur 72 sont en panne (6 masers à hydrogène passif, 3 horloges atomiques au rubidium), a précisé M. Woerner, soulignant que «sur chaque satellite, il y a au moins deux horloges qui marchent».

«A ce jour, grâce à cette redondance d'horloges, aucun des satellites de la constellation n'est hors d'état de fonctionner», a-t-il souligné.

Horloges suisses

L'ESA est en train de rechercher les causes du problème et a réussi à redémarrer l'une de ces horloges alors qu'auparavant elle pensait en avoir dix en panne. Les satellites concernés ont été lancés à divers moments et les derniers, en orbite depuis novembre, sont aussi concernés.

«Nous devons apprendre le comportement de ces horloges atomiques et la façon de les utiliser», a indiqué M. Woerner. Elles sont fabriquées par l'entreprise SpectraTime, basée à Neuchâtel, avec des partenaires. SpectraTime a confirmé à l'ats que ses experts participent aux recherches visant à identifier les causes de la panne.

Dans ce contexte, faut-il différer le lancement de quatre nouveaux satellites Galileo par une fusée Ariane 5 prévu au second semestre 2017? «C'est une question délicate», a reconnu M. Woerner. «Si nous attendons et que nous avons d'autres pannes, nous risquons de réduire les capacités du système. Mais si nous lançons de nouveaux satellites, ils risquent d'emporter des horloges atomiques avec des problèmes.»

Ne pas retarder le programme

«Personnellement, je suis partisan de ne pas retarder» le déploiement de la constellation, a-t-il ajouté. L'Europe a lancé le 15 décembre les premiers services de son système Galileo, avec la promesse d'une localisation plus précise, réservée pour l'instant aux rares possesseurs d'équipements compatibles.

Seule une poignée de privilégiés, possesseurs des rares smartphones compatibles avec Galileo (le premier, l'Aquaris X5 Plus du constructeur espagnol BQ, est sur le marché depuis l'automne) peut pour l'instant capter le nouveau signal.

Ces pionniers pourront utiliser gratuitement le système européen pour trouver une pharmacie, le meilleur itinéraire pour partir en vacances ou régler leur foulée au marathon. Mais pour une arrivée en masse des produits compatibles avec Galileo, il va falloir être un peu patient.

Au centimètre près

Le service européen se veut plus performant avec notamment un positionnement d'une précision, de l'ordre du mètre, supérieure à celle de ses concurrents. En outre, un service payant permettra une localisation à quelques centimètres près.

De plus, le signal européen sera daté à quelques milliardièmes de secondes près, un service utile pour les banques, les assurances, les fournisseurs d'énergie.

Les masers à hydrogène passif doivent précisément assurer une stabilité de l'ordre de la nanoseconde (un milliardième de seconde) par 24 heures, ce qui équivaut à perdre ou gagner une seconde tous les 2,7 millions d'années. Les horloges au rubidium offrent pour leur part une précision de 10 nanosecondes par jour.

Galileo étant compatible avec le GPS, l'utilisateur peut accéder aux deux systèmes simultanément et améliorer la qualité et la fiabilité de sa position.

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • Pierrolalune le 18.01.2017 17:30 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    humm

    ça arrive même aux meilleurs. ..

  • Henri Durand le 18.01.2017 17:28 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Mdrr

    Il y a pas mal de frontaliers dans l'horlogerie non ?

  • Franzy le 18.01.2017 17:46 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    pas toujours parfait

    Voilà qu'il y a aussi des réfractaires à l'EU dans des éléments de notre haute technologie. Espérons que cela reste une minorité et que Galileo puisse fonctionner correctement.

Les derniers commentaires

  • Iron Ique le 20.01.2017 16:44 Report dénoncer ce commentaire

    Logique

    Mais c'est pas à cause des suisses! Au final Galileo c'est français donc ça peut pas fonctionner.

  • Plop le 19.01.2017 12:08 Report dénoncer ce commentaire

    Et alors?

    J aimerai connaître un autre comparatif. Le systeme européen a coûté 10 milliards...et quelqu un connaît il le cout du GPS construit par les USA ? A mon avis , cela doit être 10 fois plus

  • Francois Nolland le 19.01.2017 10:12 Report dénoncer ce commentaire

    Trop fort.

    Certains ici arrivent a mettre le probleme sur nos frontaliers. Faut vraiment etre obsedé pour en arriver la. Alors que leur pays d' origine est present sur toutes les technologies de pointe on peux mesurer la stupidite de tels raisonnements

    • Jacot le 20.01.2017 08:22 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Francois Nolland

      C'est qu'être chômeur et bientôt en fin de droit et ne pas trouver de travail sur Neuchâtel parce les frontaliers français acceptent de travailler pour 600.- de moins par mois rend un peu nerveux. Ceux qui s'établissent en Suisse et dépensent leurs argent ici ne sont pas gênants, au contraire. Mais les "ronge-pain" qui ne laissent pas un centime ici, ras le bol.

    • Dr Bes le 22.01.2017 13:29 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Jacot

      Je suis d'accord, un étranger qui viens ici a cause de la guerre etc,.c est pas drôle pour lui et frm si y aurai pas de souci dans les pays étranger il viendrais pas prendre vos job etc . Mais par contre un Francais qui vie trk et viens en suisse travailler et repart dans sont pays,,grrrr ça c est Grave je trouve Tu prend argent Suisse ,tu reste ici et tu consomme Suisse.... Bande de tricheur les Ch faites vos commissions ch et les Fr soit chez vous soit ici mais payer et vivez ici. en plus de polluer avec vos trajet J ai bcp plus de respect pour un étrangers qu un Fr point

  • Charly Mc Coy le 19.01.2017 09:51 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Tout ce perd mon brave...

    C'est donc ça, la fameuse qualité Suisse....

  • Alexandre le 19.01.2017 08:49 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Lamentable

    Un gouffre économique sans nom ! De l'argent dépensé inutilement.'