Etude

14 juillet 2014 16:37; Act: 14.07.2014 16:48 Print

Le bio contient plus d'antioxydants

L'agriculture biologique ménage l'environnement et les sols, c'est incontesté, mais la question de savoir si les aliments ainsi produits sont meilleurs pour la santé reste ouverte.

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Une nouvelle étude avec participation suisse indique que les denrées bio contiennent plus d'antioxydants et moins de métaux lourds.

L'équipe de Carlo Leifert, de l'Université de Newcastle (GB) a procédé à une évaluation statistique de 343 études sur les composants des produits biologiques et conventionnels. Chez les premiers, ils ont trouvé des concentrations d'antioxydants entre 18% et 69% supérieures, ainsi qu'ils le rapportent dans le «British Journal of Nutrition».

Lien avec des maladies chroniques

De nombreuses études ont établi un lien entre les antioxydants et une réduction du risque de certaines maladies chroniques, notamment des maladies cardio-vasculaires et neurodégénératives, ainsi que de certains cancers, écrit lundi l'Institut de recherche de l'agriculture biologique (FiBL) à Frick (AG), dont le directeur Urs Niggli a participé à ces travaux.

En outre, les traces de métaux lourds et de pesticides étaient inférieures, -48% pour le cadmium par exemple. Les concentrations en azote total, en nitrate et en nitrite, étaient respectivement 10%, 30% et 87% plus faibles.

Une méta-analyse américaine publiée en 2012 et portant sur 223 études arrivait à des conclusions inverses, estimant que rien n'indiquait que les produits bio seraient meilleurs pour la santé. Ses auteurs soulignaient toutefois, comme ceux de l'étude actuelle, le manque de données sur l'alimentation biologique à long terme.

Différences de composition

Cité dans le communiqué du FiBL, le Pr Leifert estime «avoir montré sans l'ombre d'un doute qu'il existe des différences de composition entre les cultures biologiques et conventionnelles». Il est maintenant «urgent de réaliser des études d'intervention diététique humaine et de cohortes en conditions bien contrôlées, spécialement conçues pour identifier et quantifier les impacts sur la santé d'une transition à une alimentation biologique».

L'étude a été financée conjointement par le 6e Programme cadre de l'Union Européenne et le Sheepdrove Trust, qui s'engage en faveur de l'agriculture biologique.

(ats)