Réchauffement

17 octobre 2013 16:46; Act: 17.10.2013 16:58 Print

Plantes alpines marquées par le climat changeant

Le réchauffement climatique ne touche pas que les glaciers. Les plantes de montagne sont également touchées.

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La benoîte rampante et la campanule en thyrses sont marquées par le changement climatique. (Source: dr)

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Les changements climatiques marquent les plantes alpines de leur empreinte. A l'inverse, les plantes ont une faculté d'adaptation génétique insoupçonnée jusqu'alors. Une étude de l'Université de Bâle sur l'évolution de la benoîte rampante et de la campanule en thyrses durant l'ère glaciaire l'affirme.

Des généticiens avaient déjà repéré les traces des régions refuges et de la réimplantation de certaines espèces dans le patrimoine génétique des plantes, rappelle jeudi l'Université de Bâle. Publiée dans la revue «PLOS ONE», la nouvelle étude, dirigée par Jürg Stöcklin, a permis de documenter des variations visibles à l'oeil nu, portant la marque de l'ère glaciaire.

Ainsi, les ancêtres de la benoîte rampante et de la campanule en thyrses ont survécu à l'ère glaciaire en se retirant dans différentes zones refuges. L'inflorescence et la floraison de la campanule en thyrses varient selon que la plante pousse dans les Alpes orientales ou dans les Alpes centrales et occidentales.

Altitude déterminante

Les chercheurs lient ces différences à l'adaptation de la plante à la durée variable de la période de végétation: plus l'altitude est élevée, plus la période de végétation - donc de floraison - est courte.

Chez la benoîte rampante, les plantes qui poussent dans les Alpes occidentales comportent nettement plus de rejetons et davantage de fleurs que celles que l'on trouve dans les Alpes orientales. La structure de ses feuilles varie également selon la région.

«Les résultats de cette étude sont importants pour comprendre les effets des changements climatiques sur les plantes», souligne Jürg Stöcklin. L'ère glaciaire a multiplié les variétés au sein d'une même espèce. «Cela prouve que les plantes ont une faculté considérable de s'adapter sur le plan génétique aux conditions environnementales changeantes», note le spécialiste.

(ats)