Santé

12 septembre 2017 01:42; Act: 12.09.2017 08:03 Print

Un peu d'alcool enceinte: les effets peu connus

Il existe peu de données scientifiques pour établir quels sont les risques d'une faible consommation d'alcool pendant la grossesse, reconnaît une étude publiée mardi.

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Une Américaine chez le médecin. (Image d'illustration) (Photo: AFP)

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Les chercheurs ont défini comme relevant d'une «faible consommation» l'ingestion de 32 grammes maximum d'alcool pur par semaine, soit quatre unités d'alcool par semaine telles que définies au Royaume-Uni (environ trois à quatre verres de vin). Les dangers pour le foetus ou l'enfant à naître d'une consommation modérée ou forte d'alcool pendant la grossesse, même de façon ponctuelle, sont avérés: fausses couches, naissance prématurée, malformations, retards de croissance et de développement...

«Nous avons trouvé peu d'éléments permettant de prouver un rôle de cause à effet d'une faible consommation d'alcool pendant la grossesse» pour la plupart des problèmes étudiés chez le foetus ou l'enfant à naître, explique l'équipe de chercheurs britanniques, qui a passé en revue 26 études sur le sujet.

Seuil difficile à établir

Mais on ne sait pas définir en deçà de quel seuil la consommation serait sans danger, ni même dire s'il en existe un, ce qui rend difficile l'élaboration de messages de prévention grand public et «crée de la confusion pour les professionnels de santé et les femmes enceintes», a dit à l'AFP Loubaba Mamluk, chercheuse en épidémiologie à l'université de Bristol et co-auteure de l'étude, publiée dans la revue britannique BMJ Open. «Nous avons été surpris qu'il n'y ait pas plus de recherches sur ce sujet très important», a-t-elle ajouté.

Le Royaume-Uni a renforcé ses recommandations début 2016 et conseille désormais aux femmes enceintes de s'abstenir de toute boisson alcoolisée.

En France, le message des autorités sanitaires est également «Zéro alcool pendant la grossesse», comme le rappelle une nouvelle campagne lancée samedi, à l'occasion de la Journée mondiale de sensibilisation au syndrome d'alcoolisation foetale (SAF), la forme la plus grave de l'exposition prénatale à l'alcool.

Ce message est parfois accusé de véhiculer une forme d'infantilisation et de culpabilisation des femmes et qui considèrent qu'il vaudrait mieux leur exposer l'état des connaissances tel qu'il est. Mais l'absence de preuve en l'état actuel de la recherche ne signifie pas qu'il soit démontré qu'une faible consommation d'alcool est sans danger, disent les auteurs de l'étude. Aussi, le message de prévention doit rester «mieux vaut prévenir que guérir», concluent-ils.

(nxp/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Meyer m le 12.09.2017 08:26 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    dans le doute

    Est-ce tellement difficile de s'abstenir de boire de l'alcool pendant 9 mois ?

  • lol le 12.09.2017 08:13 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    svp arrêtez

    une étude pour dire qu'il y a peu d'étude... on aura tout vu...

  • Marc le 12.09.2017 12:25 Report dénoncer ce commentaire

    Mauvaise surprise!

    Ma femme buvait très peu. Et pourtant quand notre enfant a commencé à parler, on s'est aperçu que sa langue maternelle était le Suisse-Allemand! Les médecins ne peuvent rien faire, nous essayons de vivre normalement malgré toutes les conséquences sociales inévitables.

Les derniers commentaires

  • Charles le 20.09.2017 09:25 Report dénoncer ce commentaire

    A tous les donneurs de leçons

    J'espère que tous les bonhommes dans les commentaires n'ont pas bu UNE SEULE goutte d'alcool pendant les grossesses et allaitements de leurs conjointes, par solidarité ? :-) Je l'ai fait et je peux vous dire que ça facilite beaucoup les choses pour la dame quand elle aime le vin rouge et qu'elle ne vous voit pas siroter votre verre avec plaisir en face d'elle pendant un repas

  • .... le 13.09.2017 03:33 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    l'alcool pour les femmes enceintes

    Aie ! pauvres adultes d'aujourd'hui si vous êtes en vie ça doit être qu'il y avait beaucoup de miracles. On fumait , on buvait, on tavaillait, on faisait des tas de choses très dangereuses. Mais on avait des enfants sans recourir à la science, les femmes n'avaient pas tant de problèmes pour être enceintes. Aujourd'hui tout est dangereux, surveillé et pourtant il y a encore plus de problèmes qu'autrefois. Si on nous laissait vivre tout simplement sans toutes ces mises en garde qui nous bouffent. Est-ce que les prochaines générations seront plus fortes que les générations d'avant ? moi je vois déjà la différence mais pas au profit de la jeunesse sur-protégée. C'est plutôt le contraire.

    • Laurence le 19.09.2017 15:25 Report dénoncer ce commentaire

      @....

      Le taux de mortalité des femmes enceintes il y a un siècle, c'était combien déjà ? Et le taux de mortalité lors des accouchements ? Et le taux de mortalité des enfants ? Comparez ce qui est comparable !

  • *_*' wahou le 12.09.2017 23:00 Report dénoncer ce commentaire

    Dubitatif

    Et l'homme? L'alcool, drogues et médocs, n'influence t'il pas, sur les spermatozoïdes? Hum étude? étude loin d'être complète, loin de la science, on dirait plus de la croyance sans savoir.

    • Lulu le 19.09.2017 15:26 Report dénoncer ce commentaire

      @*_*' wahou

      Des études ont déjà été faites sur le sujet (mais il y a encore du boulot). Alimentation, cigarettes, alcool, habitudes de vie, etc, influence la qualité du sperme et des spermatozoïdes

  • Egoïstes sans modération le 12.09.2017 22:58 Report dénoncer ce commentaire

    Ca fait peur

    C'est effrayant toutes ces mères irresponsables et à la fois prix nobel de médecine qui savent mieux que tous les médecins et scientifiques ce qui ne peut pas être dangereux pour un foetus. Pendant que vous y êtes pourquoi ne pas coller un flingue sur le bébé et jouer à la roulette russe tant que vous le faites "modérément" parce qu'après tout il n'a qu'une chance sur 6 de mourir ?

  • Laura le 12.09.2017 22:37 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pourquoi prendre des risques

    Pourquoi risquer quoi que ce soit en buvant c'est pas dur de s'abstenir de boire dans le cas contraire il faudrait se poser des questions... De plus, tout ce qu'une future maman ingère est "transféré" au ftus et si l'alcool peut faire du mal à un adulte imaginez ce que cela pourrait faire à un être qui n'est même pas encore sorti du ventre de maman...