Berne

27 décembre 2016 15:20; Act: 27.12.2016 16:47 Print

«50% des Suisses dorment avec leur animal»

Faut-il prendre son chien ou son chat au lit? C'est une question à laquelle chacun a sa réponse. Les experts sont unanimes pour dire que la pratique n'est pas dangereuse pour la santé.

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Un toutou au milieu du lit peut créer des tensions dans les couples. (Photo: DR)

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Lorsqu'une de nos lectrices se glisse sous la couette, son chat et son chien en font de même. Le petit tigre a sa place sur l'oreiller tandis que le toutou se love au fond du lit. Mais quand elle raconte ça à ses amis, bon nombre d'entre eux trouvent cela dégoûtant.

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Pourtant, cette pratique est très répandue dans notre pays, confirme Gabrielle Brunner, du cabinet vétérinaire Sevogel à Bâle. «J'estime que la moitié des Suisses font de même», avoue-t-elle.

Pas de problèmes particuliers

Du point de vue sanitaire, agir de la sorte ne pose pas de problème... pour autant que des règles d'hygiène soient respectées. «Il est important que les animaux soient vermifugés régulièrement et qu'ils ne soient pas porteurs de tiques ou de puces», conseille la vétérinaire. Mais elle constate qu'en général les gens sont bien informés et agissent en conséquence. «Celui qui agit de la sorte peut prendre son animal au lit. Mais il faut faire attention aux poils et aux salissures de l'animal. Et surtout changer les parures de lit très souvent», indique la spécialiste.

De la cohérence

«Il est très important d'être strict avec l'animal dès le début et de fixer des limites claires», conseille de son côté Lucia Oeschger, de l'association Quatre Pattes Suisse. «Si un jour le chien peut venir au lit et qu'on lui interdit cette pratique le lendemain, il ne va plus rien y comprendre. Tous les animaux doivent être traités de la même manière. Il est injuste de laisser son vieux toutou monter dans le lit tandis que le plus jeune est obligé de rester sur la carpette au pied du lit», poursuit Lucia Oeschger. Les animaux ont un sens aigu de l'injustice et pourraient réagir violemment s'ils sont jaloux.

«Les chats sont particulièrement intelligents. Si on les laisse une fois venir au lit avec nous, ils s'en souviennent», indique Lucia Oeschger. Ils ne comprendraient pas que le lendemain ils se voient interdire l'accès au plumard.

Pratique courante chez les jeunes

Elisabeth Frick Tanner, psychologue et experte en psychothérapie assistée par animaux, constate que la pratique de laisser venir un animal au lit est courante auprès des jeunes à la puberté. «A ce moment, les jeunes recherchent un contact physique qui leur apporte de la sécurité», explique la thérapeute. L'animal calme leurs angoisses. Une fois qu'ils ont une relation humaine durable, le lien avec l'animal s'estompe. Les personnes âgées apprécient également avoir un compagnon à quatre pattes auprès d'elles. Cela leur permet de combler des besoins de protection, de contacts ou encore de sécurité.

«Attention cependant à ne pas aller trop loin», avertit cependant Elisabeth Frick Tanner. Il faut garder une certaine distance avec l'animal.

(tab/jbm)