Zurich

04 juillet 2018 15:17; Act: 05.07.2018 16:42 Print

«Cinq contrôleurs se sont rués sur moi!»

Une bagarre a éclaté entre un passager sans titre de transport valable et des employés des transports publics zurichois, dimanche à Wipkingen. Le voyageur livre sa version des faits.

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Un contrôle de billets dans un bus a tourné au pugilat, dimanche à Zurich. Appelée vers 13h à la gare de Wipkingen, la police est tombée sur six individus blessés, parmi lesquels figuraient des employés des transports publics zurichois (VBZ), un voyageur de 20 ans et un passant.

Les contrôleurs avaient effectué peu avant un contrôle de billets à bord d'un bus de la ligne 46. Comme le jeune passager n'avait pas de titre de transport valable, les contrôleurs et le voyageur sont sortis à la gare de Wipkingen. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes exactes de l'altercation et le déroulement des faits. Le jeune homme de 20 ans ainsi qu'un collaborateur des transports publics de 45 ans ont été arrêtés.

«Je ne voulais pas m'enfuir»

«Blick» est parvenu à parler avec le voyageur. Son corps est recouvert d'hématomes. Interrogé par le journal alémanique, il livre sa version des faits: «Je ne voulais pas m'enfuir. Tout ce que je voulais c'est récupérer mon amende et partir. Ce n'est pas de ma faute si les choses ont dégénéré à ce point.»

Le jeune homme explique que son abonnement était échu lorsque les employés des VBZ l'ont contrôlé. «Je le leur ai dit immédiatement. Comme je devais prendre un train, j'ai voulu récupérer l'amende au plus vite. Mais en voyant que j'étais pressé, l'homme qui remplissait le formulaire a fait exprès de prendre son temps.» Le voyageur avoue avoir commencé à l'insulter: «Je lui ai dit qu'il ferait mieux de ne pas se la jouer et qu'il n'était qu'un contrôleur de m***. »

Ensuite, les choses se seraient emballées: «Il m'a saisi et m'a poussé par terre. Je me suis relevé et je lui ai donné un coup de poing au visage. Je me suis simplement défendu.» Selon le passager, le contrôleur qu'il venait de frapper lui aurait alors donné un coup de pied au visage alors que les autres employés le retenaient au sol.

Enquête interne

Malgré la gravité des accusations, les VBZ refusent toujours de s'exprimer sur les faits et renvoient à l'enquête en cours. La porte-parole Silvia Behofsits assure néanmoins: «Nous regrettons cette affaire au plus haut point. Une enquête interne devra déterminer les conséquences qu'aura cette histoire pour les personnes impliquées.»

(ofu)