Suisse

27 juin 2019 15:27; Act: 27.06.2019 16:53 Print

«Il ne faut pas avoir peur de lui toucher le bras»

Les individus touchés par la surdicécité rencontrent des difficultés à communiquer et le contact peut aider ces malentendants et malvoyants.

Carol Lagrange responsable romande de la communication de l'UCBA, explique la bonne attitude à adopter pour les personnes atteintes de surdicécité.
Une faute?

Ne pas ou peu entendre et ne pas ou peu voir: tel est le double handicap qui touche au moins 50'000 personnes en Suisse. Méconnue, la surdicécité était au coeur de la journée de jeudi.

Dans le cadre de la Journée internationale consacrée à ce double handicap, l'Union centrale suisse pour le bien des aveugles (UCBA) a distribué des papillons dans plusieurs gares de Suisse. L'occasion de rappeler que les individus touchés par la surdicécité rencontrent des difficultés à communiquer, s'orienter, se déplacer et accéder à l'information.

Ces différents obstacles les incitent à limiter les interactions d'où un certain isolement social. Pour entrer en contact avec une personne atteinte de surdicécité, Carol Lagrange, responsable romande de la communication de l'UCBA, précise «qu'il ne faut pas avoir peur de lui toucher le bras ou l'épaule».

Syndrome d'Usher

Plus de 200 personnes sont atteintes de surdicécité dès leur naissance en Suisse. Et elles sont environ 400 à être touchées par le syndrome d'Usher, une maladie génétique qui provoque une perte d'audition associée à une déficience visuelle progressive.

A cette population s'ajoutent des seniors de plus de 65 ans qui, petit à petit, perdent leurs capacités auditive et visuelle. Au total, ce sont jusqu'à 200'000 personnes qui pourraient être affectées en Suisse, selon certaines statistiques.

Art à toucher

Dans le parc Légende d'Automne à Montbenon, à Lausanne, où se trouve un parcours de sculptures conçu pour que les personnes avec un handicap visuel puissent «voir» l'art avec leurs doigts, l'UCBA a par ailleurs organisé une immersion dans l'environnement des personnes sourdaveugles. L'artiste Sara H, sculptrice à l'origine du projet, ainsi que des personnes souffrant de surdicécité ont présenté et visité le site.

(nxp/ats)