Crise nucléaire

16 mars 2011 16:39; Act: 16.03.2011 18:41 Print

«La situation au Japon est très critique»

Le Conseil fédéral recommande à tous les Suisses de quitter le Japon ou du moins les régions dangereuses au vu de la situation imprévisible.

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Le tsunami qui a ravagé le Japon le 11 mars 2011 a créé des icebergs géants en Antarctique. Le 19 juillet 2011, le typhon Ma-On approchait de la centrale nucléaire de Fukushima. Le 21 mai, une barge a été amenée près de la centrale nucléaire de Fukushima pour le stockage d'eaux radioactives. Le 11 avril, un mois après le séisme, une minute de silence a été consacrée aux victimes. Le président de Tepco, exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima, a aussi fait une minute de silence. Une jeune femme proteste contre le nucléaire. Les travaux de déblaiement continuent. 07.04 Un séisme de magnitude 7,4 a eu lieu à une quarantaine de km des côtes nord-est du Japon, provoquant des coupures de courant. Un mois après le tsunami, le littoral japonais offre toujours le même paysage de désolation. Il faudra des années pour déblayer le gigantesque amas de détritus. Le 22 mars, le personnel a regagné Fukushima, dont les six réacteurs ont été connectés au système électrique. Les employés de la centrale avaient dû quitter les lieux après des fumées, lundi. L'intérieur de la centrale avant le drame. Certains légumes verts sont interdits à la consommation, en raison de la radioactivité qu'ils contiennent. Les enfants rescapés pourraient être les premières victimes de traumatismes psychologiques. La force de la vague. Le Japon enterre ses morts. 18.03 Youtube a proposé son aide pour rechercher les disparus au japon. Le village de Rikuzentakata avant et après le tsunami. Les dégâts faits à la centrale de Fukushima sont importants. Des hélicoptères de l'armée japonaise ont déversé une grande quantité d'eau sur deux réacteurs de la centrale de Fukushima, jeudi 17 mars au matin. Les opérations de secours dans le nord-est du Japon dévastées par le tsunami étaient perturbées mercredi 16 mars ... ... par le froid et des chutes de neige, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les températures ont chuté jusqu'à zéro degré dans les départements d'Iwate, Miyagi et Fukushima, les plus touchés par le tsunami provoqué par le séisme de magnitude 9 survenu vendredi. L'empereur du Japon Akihito s'est adressé mercredi 16 mars à la nation... ... et a déclaré qu'il priait «pour la sécurité du plus grand nombre de gens», dans une allocution télévisée. Le porte-parole du président français Sarkozy est très alarmiste quant à la gravité de l'incident nucléaire dont est victime l'archipel. Contrairement à l'Italie, qui interdit l'importation des produits alimentaires du Japon, la Suisse ne prend pas de mesures pour l'instant. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) surveille toutefois la situation et reste en contact les autorités internationales. Une colonne de fumée s'échappait mercredi 16 mars de la centrale de Fukushima. Les dégâts provoqués aux réacteurs trois et quatre de la centrale de Fukushima. Vue aérienne de la centrale de Fukushima. L'aéroport de Sendai au moment où le tsunami touche le site. Natori sous l'eau. La violence du tsunami à son arrivée à Natori. Mardi 15 mars, une nouvelle explosion est survenue dans la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon. Le nuage radioactif a pris la direction de la mer, mardi 15 mars. Les restes d'un immeuble dans un quartier dévasté de Minamisanrikucho lundi. Deux explosions se sont produites lundi 14 mars en fin de matinée au niveau du réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima 1, accidenté à la suite du séisme. Le réacteur a résisté, a assuré peu après l'opérateur, Tokyo Electric Power (Tepco). La possibilité de fuites radioactives est «faible», a ajouté le gouvernement. Le réacteur 1 de Fukushima a souffert après une explosion samedi 12 mars 2011. Dimanche, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français a reconnu qu'une forte radioactivité avait été mesurée après l'explosion. Le séisme n'en finit pas de faire des sinistrés. Les autorités japonaises prennent au sérieux la menace d'un accident nucléaire dans la région de Fukushima. Une explosion a en effet secoué la centrale nucléaire de Fukushima, samedi 12 mars 2011, soit un jour après le séisme qui a ravagé le Japon. Les dégâts sont considérables dans le nord-est du pays. Les secours commencent leur travail. La force des flots a déplacé des bateaux sur des distances importantes. Les voitures ont été balayées comme des fétus de paille. Le nord-est du Japon, touché par le séisme. La zone de Sendai, avant et après le tsunami destructeur. Des personnes ont trouvé refuge à l'Aoyama Gakuin University, à Tokyo. La région de Fukushima a également été durement touchée par le séisme. Des bâtiments ont pris feu... ...et un barrage a cédé. Ce raz-de-marée dévastateur a suivi le séisme le plus violent enregistré au Japon, d'une magnitude de 8,9. Une alerte au tsunami a été émise vendredi. Une usine produisant de la bière a été dévastée par le séisme. Les images TV du séisme de magnitude 8,8, qui s'est produit vendredi 11 mars au large du Japon, sont impressionnantes. Un vaste incendie s'est produit vendredi dans une raffinerie de la ville d'Iichihara, dans la région de Tokyo, après le puissant séisme qui a frappé le nord-est du Japon. Une alerte au tsunami a été lancée en Indonésie. C'est le cinquième pays, après le Japon, la Russie, les îles Mariannes et les Philippines concerné par cette alerte. les dégâts sont très important. Des vagues de 10 mètres ont déferlé sur les côtes nord-est du pays. Le séisme de magnitude 8,8 s'est produit au large des côtes nord-est du Japon. Les dégâts sont très importants, comme ici dans une librairie de Sendai. Les rues de Miyagi sont inondées. Des employés de bureau évacuent leurs locaux. Le gouvernement japonais s'est fait surprendre par le tremblement de terre en pleine séance. Des journaliste de l'AFP, à Tokyo, se protègent sous leur bureau.

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L'appel concerne tous les Helvètes se trouvant dans le nord-est du Japon ou dans la région de Tokyo/Yokohama et dont la présence n'y est pas indispensable, a précisé la présidente de la Confédération mercredi devant la presse. Elle s'exprimait à l'issue d'une séance spéciale du Conseil fédéral.

Actuellement, 1890 Suisses se trouvent au Japon. Jusqu'ici, 1592 d'entre eux ont pu être contactés par l'ambassade, les 105 personnes habitant dans la région de crise incluses. On n'a pas connaissance de victime suisse, a noté la ministre des affaires étrangères.

Les experts de l'aide en cas de catastrophe ayant participé avec des chiens aux recherches de victimes dans la zone de catastrophe sont sur le retour. Au bout de cinq jours, il n'est plus réaliste de trouver des personnes vivantes, d'autant qu'il s'est mis à neiger, a relevé Mme Calmy-Rey. Ils vont aller renforcer l'ambassade de Tokyo, ou pour certains le bureau d'Osaka.

L'ambassade fournit des pastilles d'iode aux Suisses qui se trouvent au Japon. Mais en Suisse, le Conseil fédéral déconseille à quiconque d'en acheter. Les stocks sont suffisants, a assuré la cheffe des affaires étrangères. De toute façon, il n'y a aucun danger sanitaire pour le moment.


La Suisse observe

Le Conseil fédéral soutient par ailleurs pleinement la décision du Département fédéral de l'énergie de suspendre les procédures d'autorisation de nouvelles centrales nucléaires. «Le gouvernement souhaite tirer les leçons, mais pas avant de connaître les tenants et aboutissants de ce qui se passe au Japon», a plaidé Micheline Calmy-Rey.

Pas question d'imiter Berlin en ordonnant des arrêts préventifs de centrales nucléaires en Suisse, selon le directeur de l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) Hans Wanner. S'il n'a pas pu dire si l'installation de Mühleberg (BE) était plus sûre que les centrales concernées en Allemagne, l'expert a appelé à analyser les événements nippons d'abord.

Mme Leuthard a d'ailleurs déjà confié un mandat en ce sens. Les exigences légales seront peut-être revues finalement. Mais la situation sismique suisse est très différente du Japon, a-t-il relevé. Tous les organes de surveillance sont à pied d'oeuvre, a assuré Mme Calmy-Rey.


Au Japon

Les événements au Japon sont très difficiles à évaluer. D'après Hans Wanner, la situation est «très critique» à la centrale de Fukushima. Les réacteurs 1 à 3 ont été gravement endommagés et doivent être refroidis d'urgence.

Une forte radiation s'est déjà produite et le dégagement reste significatif à une distance de 30 km de l'installation, ce qui signifie que la santé de la population y est en danger au bout de trois heures passées à l'air libre. En plus, les combustibles des réacteurs 4 à 6 ne sont plus refroidis suffisamment et l'eau bout déjà dans deux d'entre eux.


Trois jours pour refroidir

Si les exploitants ne parviennent pas à les refroidir dans les trois jours, un «fort rayonnement radioactif est à prévoir». Le spécialiste est resté très flou sur son ampleur: cela dépend de trop de facteurs, dont les conditions météorologiques. On ne sait pas non plus combien d'éléments combustibles contient chaque réacteur, a relevé M.Wanner.

Selon lui, la catastrophe de Tchernobyl était très différente, mais la centrale de Fukushima compte bien plus de réacteurs. Les autorités japonaises ont réagi comme il faut, a-t-il relevé. Même si leurs informations ne sont «pas très nombreuses», cela ne signifie pas qu'elles ne veulent pas, la situation est extrêmement difficile, «les autorités ne savent sans doute pas elles-mêmes ce qui se passe dans la centrale», a estimé M.Wanner.

(ats)