Affaire Perler

02 octobre 2011 10:08; Act: 03.10.2011 07:58 Print

«Nous n'avons jamais parlé de secrets»

L'ex-compagne du chef de la police judiciaire fédérale suspendu a réfuté catégoriquement être une espionne.

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Michael Perler (44 ans) et son ancienne amie, Elena T. (Photo: Keystone/dr)

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«Je l'ai connu comme un simple homme et non pas comme le chef de la police fédérale. Pour moi, c'était un homme pas un policier». Elena T., 38 ans, est revenue dans Der Sonntag sur sa relation avec Michael Perler, 42 ans, récemment suspendu de ses fonctions à cause d'elle. «Nous n'avons jamais parlé de choses secrètes, a-t-elle assuré. Cela ne m'a d'ailleurs jamais intéressée.»

Enquête implacable

Michael Perler avait pris la tête de la police judiciaire fédérale en juillet 2009. En 2010, en emmenant sa compagne qu'il ne connaissait que depuis 5 mois lors d'un déplacement à l'étranger dans le cadre de son travail pour la police judiciaire fédérale, il avait demandé à certains de ses subordonnés d'effectuer un contrôle de sécurité.

Amour impossible

Ces faits lui ont valu une enquête, ponctuée par la décision du Tribunal administratif fédéral de le suspendre de ses fonction, jugeant la relation «inappropriée». Les enquêteurs ont ont notamment fustigé sa naïveté et son irresponsabilité, affirmant qu'il était aveuglé par ses sentiments. «Je ne constitue pas un risque pour la Suisse», s'est défendue Elena T., fille d'un militaire aujourd'hui décédé.

Poupée russe

L'ex-amie du policier, Elena T. habite depuis longtemps en Suisse, et a acquis depuis la nationalité. Styliste de formation, Elena T. est également monitrice de ski l'hiver et a pour clients les riches Russes en vacances à Saint-Moritz. Elena T. a tenu a relativiser un train de vie jugé luxueux. «Je ne porte pas que des vêtements de luxe, mais aussi ceux de la Migros». Elena T. dit n'avoir plus aucun contact avec son ex-compagnon.

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