15 avril 2008 16:26; Act: 15.04.2008 16:30 Print

«Nous ne pouvions plus assumer ce risque potentiel»

«Nous ne pouvions plus assumer le risque potentiel que JJ3 blesse ou même tue une personne», a déclaré le conseiller d'Etat grison Stefan Engler mardi devant les médias.

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L'ours a été classé animal à risque ces derniers jours et la décision de l'abattre a été prise vendredi.

Les autorités grisonnes et la Confédération, qui avaient aussi consulté plusieurs experts, ont perdu tout espoir de pouvoir «rééduquer» le jeune mâle de deux ans, qui a appris tout petit avec sa mère Jurka à chercher sa nourriture près des humains. «Nous avons tout tenté afin d'éviter cette ultime solution, la décision n'a pas été facile à prendre», a assuré M. Engler.

Selon lui, «personne ne s'en réjouit ni n'en tire aucune fierté». C'est aussi la raison pour laquelle aucune photo de l'exécution de JJ3 ne sera publiée. «Nous ne voulons pas exhiber de trophées de chasse», a dit M. Engler.

Aucun détail sur l'action, comme le nombre de garde-faune engagés, n'a été révélé. Le responsable grison de la chasse, Georg Brosi, s'est contenté de dire que l'ours avait été abattu lundi soir par «l'autorité compétente» dans la région de Thusis. Le cadavre est en train d'être autopsié. Il sera ensuite empaillé au Musée d'histoire naturelle du canton.

Ces trois dernières semaines, JJ3 devait être chassé quasi quotidiennement des localités ou des régions de mayens et chalets d'alpage. Il s'aventurait toujours plus souvent et toujours plus loin dans les zones d'habitation, étendant toujours davantage aussi son territoire de «chasse». On le retrouvait près des bâtiments et des restaurants, jusque sur les vérandas.

(ats)