Affaire Buttet

04 décembre 2017 20:01; Act: 04.12.2017 20:17 Print

«Nous ne sommes pas des petites fleurs»

La conseillère nationale PLR zurichoise Doris Fiala a apporté lundi une voix divergente dans le concert de déclarations que suscite l'affaire Buttet.

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Dorsi Fiala a rappelé qu'elle s'est engagée durant plusieurs années pour pénaliser le harcèlement. (Photo: Keystone)

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Lors de l'émission Forum de la RTS, Doris Fiala a affirmé que «nous les élues ne sommes pas des petites fleurs, nous pouvons nous défendre». L'élue PLR zurichoise décrit, au sein du Parlement, des relations «collégiales, parfois même fraternelles. Il ne faut pas tout mélanger», affirme-t-elle en rapport avec le harcèlement dont seraient victimes les conseillères nationales ou aux Etats.

Celles «de gauche qui témoignent anonymement sont minables, très peu courageuses», a-t-elle dit. On ne tire pas sur une ambulance de manière anonyme, a-t-elle condamné. De plus, une telle attitude n'encourage pas les vraies victimes à porter plainte, regrette l'élue zurichoise.

Précisant qu'elle s'est engagée pendant huit ans pour pénaliser le harcèlement, Doris Fiala note des améliorations. Selon elle, c'est en l'occurrence davantage du problème de l'abus d'alcool que celui du harcèlement dont il faut se préoccuper.

Equilibrer le rapport de forces

De son côté, Adèle Thorens estime aussi qu'il faut s'attaquer au problème du harcèlement plus en amont. Mais c'est le rapport de forces entre hommes et femmes que la conseillère nationale (Verts/VD) met en avant. Non seulement un tel contexte peut favoriser certaines attitudes, mais il peut aussi expliquer la peur des victimes à dénoncer.

Les femmes partent avec un désavantage initial dans ce cadre majoritairement masculin qu'est le Parlement. «Il est plus facile de se défendre dans une situation égalitaire», déclare l'élue vaudoise lors du débat de Forum. Il faut donc lutter contre le rapport de force défavorable aux femmes, affirme Adèle Thorens.

(nxp/ats)