Collection Gurlitt

04 juillet 2014 14:50; Act: 04.07.2014 15:01 Print

«Trésor nazi»: pas de décision avant la fin 2014

Le Musée des beaux-arts de Berne attendra certainement jusqu'à la fin de l'année pour décider s'il souhaite accepter l'héritage que lui a légué Cornelius Gurlitt.

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22.05 La toile «Deux cavaliers à la plage» de Max Liebermann va être mis aux enchères en juin par Sotheby's. Il s'agit du premier tableau issu de la collection retrouvée chez l'Allemand Cornelius Gurlitt, fils d'un marchand d'art controversé sous le Troisième Reich, à être mis en vente. Le Musée des Beaux-Arts de Berne a plongé dans les chiffres rouges après avoir accepté l'héritage du collectionneur Cornelius Gurlitt. 15.05.2015 Le tableau de Matisse «Femme assise», retrouvé parmi les toiles de la collection Gurlitt, volées sous le IIIe Reich, a été restitué à la famille de son propriétaire d'origine. 26.03 Un tribunal munichois a rejeté les prétentions de la cousine du collectionneur allemand décédé l'année dernière sur son héritage. Il juge valable juridiquement le testament qui fait du Musée des Beaux-Arts de Berne le légataire universel. 24.11.2014 Le Musée des beaux-arts de Berne accepte l'héritage de la controversée collection Gurlitt, a annoncé lundi à Berlin le président du conseil de fondation du musée, Christoph Schäublin. 20.11.14 L'Allemagne, le land de Bavière et le Musée des beaux-arts de Berne informeront lundi prochain sur le sort de la collection Gurlitt. Les trois parties l'ont fait savoir jeudi. 01.11.14 Le président du Congrès juif mondial (CJM), Ronald Lauder, promet une «avalanche de procès» au Musée des beaux-arts de Berne s'il accepte l'héritage de la collection Gurlitt. 13.05.2014 Un deuxième testament du collectionneur allemand Cornelius Gurlitt a été découvert. 08.05 Une délégation conduite par le Musée des beaux-arts de Berne se rendra à Munich pour se faire une idée de la collection des oeuvres d'art qui lui a été léguée par l'octogénaire Cornelius Gurlitt. 07.05 Le Musée des beaux-arts de Berne a confirmé que le collectionneur allemand Cornelius Gurlitt lui avait légué les oeuvres d'art du «trésor nazi». 17.11 L'octogénaire allemand Cornelius Gurlitt, qui cachait dans son appartement munichois des centaines de tableaux vraisemblablement volés aux juifs par les Nazis, ne rendra pas les oeuvres sans se battre, annonce-t-il dans l'hebdomadaire allemand «Der Spiegel». 12.10 Les autorités allemandes ont dévoilé 25 toiles découvertes. C'est dans un appartement de cet immeuble de Munich que les enquêteurs sont tombés sur près de 1500 oeuvres d'art. Les tableaux retrouvés font partie des quelque 20'000 oeuvres d'«art dégénéré» confisquées à partir de 1937 par les nazis dans différents musées et auprès de propriétaires privés. Après la guerre, les Alliés ont découvert plusieurs cachettes d'«art dégénéré». Ici: le général Dwight Eisenhower en avril 1945. Un soldat américain devant les tableaux confisqués par Hermann Goering, commandant en chef de la Luftwaffe sous le IIIe Reich. Ces pièces ont été découvertes en 1945 dans une grotte. Elles avaient été cachées là par Hermann Goering. La maison du collectionneur d'art Cornelius Gurlitt, à Salzbourg. Une peinture de l'artiste allemand Max Liebermann, «Deux cavaliers sur la plage». Une peintue de l'artiste allemand Carl Spitzweg, «Deux musiciens». L'oeuvre du peintre Matisse «Femme assise». Un autoportrait inconnu du peintre allemand Otto Dix. Une oeuvre du peintre italien Antonio Canaletto. Une oeuvre du peintre allemand Franz Marc, «Chevaux dans le paysage». Une toile de l'artiste français Gustave Courbet, «Villageoise avec une chèvre». Une peinture inconnue de l'artiste allemand Ernst Ludwig Kirchner, «Fille mélancolique». Une oeuvre inconnue du peintre français Marc Chagall. Une peinture de l'artiste Otto Dix.

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Début mai, le Musée des Beaux-Arts de Berne a appris à la surprise générale qu'il avait été désigné comme légataire universel de la collection de l'octogénaire allemand décédé, Cornelius Gurlitt. L'institution a affirmé vendredi qu'elle comptait atteindre la fin du délai de six mois qui lui a été accordé avant de décider si elle souhaite accepter ou non le «trésor nazi». Il s'agit notamment de régler toute une série de questions éthiques et juridiques concernant cette collection estimée à plusieurs millions de francs et comprenant plus de 1400 oeuvres. Pour cela, le musée a engagé un cabinet d'avocats zurichois. Des contacts ont par ailleurs été établis avec les autorités allemandes.

Le but principal consiste désormais à établir l'origine de chaque peinture. Certaines toiles auraient en effet été dérobées à des juifs sous le nazisme. Or, le Musée des beaux-arts bernois ne veut accepter que des peintures dont l'origine peut être établie. Une équipe allemande de spécialistes a ainsi été réunie pour se pencher sur la provenance des œuvres d'art. Avant son décès, Cornelius Gurlitt avait déjà conclu un accord avec l'Etat pour restituer les peintures ayant fait l'objet de spoliations par les nazis à leurs ayants droit. «Chaque œuvre d’art doit être analysée afin de déterminer si elle a été spoliée ou pas. Si c’est effectivement le cas, une solution juste et équitable doit être trouvée», avait expliqué début mai Anne Weibel, porte-parole de l'Office fédéral de la culture.


(ats/ofu)