Martin Landolt - PBD

05 avril 2014 13:08; Act: 05.04.2014 14:17 Print

«Une défaite amère en forme de signal d'alarme»

Une semaine après la défaite du PBD aux élections du Grand Conseil bernois, le président du parti Martin Landolt s'est montré combatif.

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Martin Landolt participait à l'assemblée de son parti en vue des prochaines votations. (Photo: Keystone/Sigi Tischler)

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La Suisse a besoin d'un centre fort et d'un BDP fort, a-t-il déclaré. Le parti doit continuer de lutter contre l'isolation de la Suisse du reste du monde.

Le PBD a encaissé une défaite amère lors des élections bernoises, perdant 11 de ses 25 sièges au Grand Conseil. «Cette défaite est un signal d'alarme», a affirmé M. Landolt devant les délégués du parti rassemblés à Lucerne.

«Cela ne suffit plus de s'appeler PBD et d'avoir une conseillère fédérale en la personne d'Eveline Widmer-Schlumpf. Les votes sont cantonaux et communaux. Nous devons nous battre pour chaque voix», a-t-il déclaré.

Le président du parti a également demandé aux 125 délégués présents de s'investir et leur a rappelé pour quelles valeurs le parti se bat. Le PBD n'exige pas seulement des solutions, il apporte aussi des propositions dans divers domaines, selon lui.

Et de citer comme exemples la mise en oeuvre de l'initiative sur l'immigration de masse sans que les accords bilatéraux avec l'UE ne soient mis en danger, la prévoyance vieillesse ou encore la transition énergétique, avec une sortie ordonnée du nucléaire.

M. Landolt, président du parti depuis deux ans, a également plaidé pour une politique pragmatique et un pays ouvert sur le monde. «Notre vision est celle d'une Suisse qui gagne, et qui continue de se développer», a-t-il assuré.

Critique de la «rhétorique national-socialiste»

«Le renversement du capitalisme et l'isolation de la Suisse ne sont pas des concepts tournés vers l'avenir», a en outre indiqué Martin Landolt. «C'est pourquoi nous avons besoin de partis comme le PBD, qui a le courage de critiquer ces concepts lorsqu'ils sont susceptibles de rallier une majorité», a-t-il argumenté.

Le président du parti a également critiqué la campagne de votation sur l'immigration, lors de laquelle «une rhétorique national-socialiste» a été employée. Il a dénoncé le fait que cela n'ait apparemment dérangé personne.

M. Landolt a précisé dans son discours ne pas vouloir établir une comparaison directe avec l'époque national-socialiste en Allemagne, mais refuser plutôt de faire partie de ceux qui se sont tus.

«Si la Suisse se présente comme un pays conservateur de droite, sans vraiment le souhaiter, le PBD doit avoir le courage de se mobiliser et de se positionner contre cela, et de continuer la lutte contre l'isolation», a -t-il encore déclaré.

(ats)