Suisse

08 juillet 2019 05:57; Act: 08.07.2019 10:07 Print

124'000 signatures contre l'élevage intensif

L'initiative qui appelle à une modification constitutionnelle de l'élevage industriel a reçu le nombre de signatures suffisant pour être déposée à la Chancellerie.

storybild

Image d'illustration. (Photo: Keystone)

Sur ce sujet
Une faute?

Les organisations de protection des animaux et de l'environnement ont récolté 124'000 signatures pour leur initiative contre l'élevage intensif, rapporte lundi le «Blick». Elles comptent déposer le texte auprès de la Chancellerie en septembre.

Les signatures sont en cours d'authentification auprès des communes, a fait savoir la cheffe de campagne Meret Schneider au journal alémanique. Au total, 100'000 signatures valides sont nécessaires pour que l'initiative populaire soit soumise aux urnes. Le délai imparti pour la récolte court officiellement jusqu'au 12 décembre 2019.

L'initiative contre l'élevage intensif en Suisse appelle à une modification constitutionnelle de l'élevage industriel. Le texte demande que la Confédération protège la dignité de l'animal dans le domaine de la garde d'animaux à des fins agricoles. La dignité de l'animal comprend le droit de ne pas faire l'objet d'un élevage intensif, précise le texte.

Concrètement, la Confédération est appelée à fixer des critères sur un hébergement et des soins respectueux des animaux, l'accès à l'extérieur, l'abattage et la taille maximale des groupes par étable. La référence minimale serait le cahier des charges 2018 de Bio Suisse.

Délai transitoire de 25 ans

L'importation d'animaux et d'aliments d'origine animale devrait aussi répondre aux nouveaux critères. L'initiative laisse un délai transitoire de 25 ans au maximum pour appliquer l'initiative. La législation d'application devrait toutefois être adoptée dans un délai de trois ans.

Derrière ce texte, lancé le 12 juin 2018, on retrouve la présidente de la Fondation Franz Weber, Vera Weber, le conseiller national Bastien Girod (Verts/ZH), Sentience Politics ainsi que Greenpeace.

(nxp/ats)