Suisse

21 février 2019 13:00; Act: 13.03.2019 17:57 Print

180 jours-amende requis contre l'ex-sergent

Les deux prévenus, deux cousins d'ascendance chrétienne araméenne, sont jugés par la justice militaire pour avoir combattu au sein d'une milice en Syrie.

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Trente-et-un combattants des forces prorégime ont été tués samedi dans l'explosion de munitions sur un aéroport militaire du centre de la Syrie. (Samedi 3 août 2019) La Syrie a donné son accord «conditionnel» à un cessez-le-feu dans la région d'Idleb, pilonnée sans répit depuis trois mois par le régime de Bachar el-Assad. (Jeudi 1er août 2019) Un charnier avec environ 200 corps a été découvert près de Raqa, ancienne «capitale» du groupe Etat islamique (EI) dans le nord de la Syrie. (Mercredi 3 juillet 2019) La Russie annonce un cessez-le-feu entre les forces gouvernementales et les combattants rebelles dans la province d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie. (13 juin 2019) Après une nuit de bombardements, l'armée syrienne progressait dans l'ultime réduit de l'Etat islamique. (18 mars 2019) Le porte-parole de la Commission européenne Margaritis Schinas a annoncé que l'Unione européenne allait débloquer deux milliards d'euros (2,27 milliards de francs) pour les réfugiés syriens. Après huit ans de guerre qui ont fait plus de 360'000 morts, «la flamme de la révolution syrienne s'est tarie. Et ceci est, en soi, une victoire pour Assad», souligne un chercheur. (14 mars 2019) Près de 2000 personnes, dont une majorité de djihadistes, se sont rendues aux forces antijihadistes dans l'est de la Syrie. (Mardi 12 mars 2019) L'assaut décisif contre l'ultime poche de l'EI en Syrie a repris. Le délai donné à l'organisation pour la «reddition» de ses combattants a expiré, ont annoncé dimanche les forces antidjihadistes. (Dimanche 10 mars 2019) Quelque 58'000 personnes sont sorties de Baghouz, une petite localité perdue dans les plaines désertiques de l'est syrien , dernière poche de l'EI. (10 mars 2019) Après leur évacuation, des femmes vêtues de noir et chargées de lourds baluchons ou sacs à dos ont déclaré qu'elles vivaient entassées dans des tranchées, des tentes et des voitures proches de l'Euphrate.(10 mars 2019) L'ONG comité international de secours a indiqué que 12'000 personnes ayant fui Baghouz étaient arrivées dans un camp de déplacés, plus au nord au cours des 48 dernières heures, dont 6000 sur la seule journée de jeudi. (10 mars 2019) Les chefs d'accusation sont «l'affaiblissement de la force défensive de la nation et la tentative répétée de service à l'étranger». (21 février 2019) L'ex-sergeant Johan Cosar en train d'arriver au Tribunal militaire, entouré de sa défense. (21 février 2019) Le colonel Mario Bazzi (au centre) présidera le procès. (21 février 2019) Le Tribunal militaire à Bellinzone s'apprête à juger Johan Cosar. (20 février 2019) Johan Cosar, alias Omit (au centre) commande une milice syriaque, du nom des Chrétiens de Syrie. (16 octobre 2014). Le combat de Johan Cosar a également fait l'objet d'un . (11 mars 2015) Le combat de Johan Cosar lui a attiré l'attention de nombreux médias dans le monde. (11 mars 2015) Les Syriaques se sont organisés tant bien que mal en réponse aux exactions des Djihadistes. (4 septembre 2014) Des miliciens syriaques en place pour s'opposer à l'avancée des djihadistes L'armement est hétéroclite Formation et entrainement au maniement des armes Formation et entrainement au maniement des armes Les miliciens manquent de moyens face à la puissance de feu de l'Etat islamique L'heure du repas pour les miliciens mais les armes ne sont jamais loin. Des combattants derrière des sacs de sable observent les mouvements Les Syriaques sont aisément reconnaissables avec le tatouage de leur foi.

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L'auditeur militaire a requis jeudi 180 jours-amende avec sursis pendant trois ans contre contre un-ex-sergent suisse accusé d'avoir servi dans une milice syrienne en lutte contre le groupe Etat islamique (EI). Il a également réclamé une amende de 2200 francs.

L'accusation a aussi requis 70 jours-amende et une amende de 1500 francs avec sursis pendant deux ans pour le cousin de l'ancien sous-officier, accusé de recrutement et tentative de recrutement en Suisse. Les avocats des deux cousins ont plaidé l'acquittement. Le verdict du Tribunal militaire est attendu pour vendredi.

L'ex-sergent suisse, né à Saint-Gall de parents turco-syriens d'ascendance chrétienne araméenne, a grandi à Locarno. En 2011, après le Printemps arabe il est parti en Syrie, d'abord pour des raisons humanitaires et pour s'informer de la situation sur place, a-t-il expliqué mercredi, au premier jour du procès.

A la fin 2012, vu l'avancée de l'EI vers les villages chrétiens du nord de la Syrie, avec d'autres combattants de la même religion, il a mis sur pied le «Conseil militaire syriaque», une milice dans laquelle il a servi de 2013 à 2015 «sans la permission du Conseil fédéral».

Recrutement via les réseaux sociaux

Son cousin est accusé d'avoir recruté ou tenté de recruter «un nombre imprécis de ressortissants suisses» à envoyer combattre en Syrie, ceci par l'entremise d'appels sur les réseaux sociaux.

Mercredi, lors de son interrogatoire, le cousin a toutefois précisé qu'«aucun Suisse n'a jamais pris le chemin de la Syrie».

Les deux prévenus répondent d'«affaiblissement de la force défensive du pays» au sens de l'article 94 du Code pénal militaire.

(nxp/ats)