Bus bâlois

25 juillet 2017 14:39; Act: 25.07.2017 16:32 Print

60 chauffeurs en arrêt maladie en même temps

Une soixantaine d'employés ont donné un certificat médical ces derniers jours aux BVB, les transports publics bâlois. Ils dénoncent une situation intenable.

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Les bus bâlois ont connu quelques ralentissements ces derniers jours en raison du nombre élevé de chauffeurs en arrêt maladie. (Photo: stv)

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Le 15 juillet, des lecteurs bâlois de «20 Minuten» signalaient un dysfonctionnement des transports publics. La raison: 60 employés des BVB étaient en arrêt maladie en même temps. Le personnel restant ne suffisait alors plus à assurer le service. Au vu des récentes mesures d'austérités annoncées dans l'entreprise, ainsi que d'une vague de licenciements prévus jusqu'en octobre, il pourrait s'agir d'une action de protestation.

Conditions de travail malsaines

Les conditions de travail sont trop dures, dénoncent en effet des employés. «Mes collègues sont tout le temps malades», raconte un lecteur de «20 Minuten», lui aussi chauffeur. «Notre mode de vie est malsain. Nous devons accepter de dîner à 10h du matin et de souper à minuit. En tant que conducteur de bus, on ne peut ainsi pas rester en bonne santé.»

«Moi aussi, je me suis rendu malade en travaillant aux BVB, confirme un autre lecteur. Autrefois, c'était une vocation d'être chauffeur de bus. Désormais ce n'est plus qu'un job.» Il dénonce l'exploitation de toutes les marges de manœuvre offertes par la loi pour faire économiser de l'argent à l'entreprise. Selon lui, les employés toucheraient jusqu'à 500 francs mensuels de moins qu'avant, ce que nie la compagnie de transports.

La satisfaction des employés est le plus haut but de la société, selon son porte-parole Benjamin Schmid. «Cela signifie par exemple que nous parvenons à satisfaire la majorité des demandes de changement d'horaire», se défend-il.

Une grande loyauté

Conséquence des relations tendues, plus d'un employé sur cinq aux BVB est syndiqué. «Le personnel de transport est soumis à un stress toujours grandissant», confirme Toya Krummenacher, secrétaire syndicale du SSP. Elle dépeint pourtant des employés forts d'une grande loyauté envers leur employeur. «Dans une entreprise qu'on aime, on va travailler même avec une toux. S'ils restent à la maison, c'est pour des raisons impératives, car ils ne répondent plus aux normes de sécurité.»

Pour le syndicat, les BVB et leurs employés ne voient simplement pas la réalité du travail de la même façon. Selon sa porte-parole, la seule façon d'enrayer cette spirale, c'est le départ de son directeur, Erich Lagler.

(je/rmf)

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Les commentaires les plus populaires

  • Eric le 25.07.2017 14:58 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Mondialisation

    Plus les années passent plus le monde du travail devient malsain; les employés (remplaçables facilement) sont de plus en plus sous pression et la compétitivité étant le maître mot rien ne va s'arranger.

  • loli le 25.07.2017 14:45 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    attention

    CFF ça vous pend au nez aussi !

  • Hans Lutz le 25.07.2017 15:00 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Tenez bon

    Je ne vois qu'une chose à faire : virer le manager.

Les derniers commentaires

  • tacotac le 26.07.2017 09:57 Report dénoncer ce commentaire

    Lamentable

    Ca fait quand même beaucoup de médecins malhonnêtes qui distribuent des dispenses de travail à qui mieux mieux...

  • Kaya Jamaica le 26.07.2017 09:08 Report dénoncer ce commentaire

    Bâle, tu (tout) fous le camp....

    J'ai connu Bâle comme un havre de diversité et de progressisme, mais Basler Zeitung aux mains de Blocher & Co, BVB capitalistes, et tout le reste, snif.

  • François le 26.07.2017 08:11 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Patrons responsables

    Arrêtez de mettre toujours la faute sur les frontaliers... Qui les engage ?? OUI les responsables sont bel et bien LES PATRONS SUISSSES qui engagent à bon marché. Alors allez manifestez contre ces derniers !

    • Mercobenz le 26.07.2017 09:47 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @François

      Chaque personne qui délivre un permis G devrait se remettre en question!

  • Toujours Plus le 26.07.2017 07:35 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bossons, arrêtons de nous plaindre

    Euh! L'article n'est pas complet pour en discuter autant ! La loi implique une pause dès 5h30 de travail. (pour ce genre de boulot, moins? Plus?) ça m'étonnerait que les règles minimales ne soit pas tenues (il y a un syndicat, non?) Le problème des frontaliers est connu, mais il n'est non plus pas noté le pourcentage de ceux arrêtés. Ce que je remarque est que nos pays voisins se portent économiquement plus mal que nous, leur pouvoir d'achat est inférieur (nos salaires sont en rapport au coût de la vie) et notre système de santé est pas trop mal (pour avoir vécu ce qui se passe ailleurs)

  • Ours chappi le 26.07.2017 07:28 Report dénoncer ce commentaire

    grosses boites, peu d'humanité

    #swisscom, dans mon équipe on tourne a 6 au lieu de 11 pour des raisons similaires... se mettre en arrêt ne change rien, ils s'en foutent, on est juste un numéro facilement remplaçable...

    • Ya pas le 26.07.2017 09:34 Report dénoncer ce commentaire

      BURNOUT

      Si vous voulez supporter cela; c'est votre problème. Mais n'en faite pas une généralité...Cela mène droit au burnout...