Education sexuelle

04 octobre 2011 14:56; Act: 04.10.2011 15:32 Print

90'000 paraphes contre le pénis en bois

La pétition lancée par les UDC lucernois contre l'éducation sexuelle obligatoire au jardin d'enfants a récolté 91'816 signatures.

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Les Jeunes UDC dénoncent l'idéologie qui se cache derrière ces cours. (Photo: dr)

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La pétition «contre la sexualisation de l'école publique» a recueilli 91'816 signatures en un peu plus de trois mois. C'est un signe de mobilisation de la population, ont relevé mardi ses auteurs lors sa remise à la Conférence des directeurs cantonaux de l'instruction publique (CDIP). Ils s'élèvent notamment contre l'utilisation de pénis en bois et de vagins en peluche dans les cours d'éducation sexuelle aux jeunes enfants.

Les pétitionnaires ont remis un catalogue de revendications en cinq points aux directeurs cantonaux de l'instruction publique. Ils demandent à ces derniers de prendre l'entière responsabilité du développement et de l'élaboration de l'éducation sexuelle dans l'école publique.

La Poste refuse de distribuer le matériel

Ils estiment que l'enseignement de l'éducation sexuelle ne doit pas être obligatoire et que les élèves qui suivent les cours ne doivent pas subir d'encouragement à des jeux sexuels et à des pratiques sexuelles. Les cours ne doivent également pas utiliser de matériel pornographique et les écoliers ne doivent pas subir d'influences quant à leur orientation sexuelle.

Lors des derniers jours de la récolte de signatures, une prise de position de La Poste a donné de l'acuité à notre pétition, ont souligné ses auteurs. La Poste a en effet refusé de distribuer le matériel d'enseignement parce qu'elle estime que les illustrations ont un caractère pornographique.

Destiné aux écoliers de cinq ans

Le matériel destiné aux écoliers de cinq ans ne doit pas être distribué aux adultes en application de la loi sur La Poste car il s'agit de pornographie, ont dénoncé les pétitionnaires.

Le Plan d'enseignement 21, qui doit entrer en vigueur en Suisse alémanique en 2014, contient une partie consacrée à l'éducation sexuelle obligatoire déjà au jardin d'enfants. En mai dernier, les Jeunes UDC lucernois avaient déjà tiré à boulets rouge contre cette obligation. Ils estiment qu'on assiste dans les écoles suisses à une entrée en force de l'éducation sexuelle dont l'utilité est fortement contestée par des pédagogues et des parents.

«Le peuple et la politique n'a rien à dire à ce sujet», avaient déploré les Jeunes UDC lucernois. Ils jugeaient inacceptables que le pouvoir de décision en matière de formation soit entre les mains des «bureaucrates de la formation qui décident des besoins du peuple sans en référer à quiconque». Ils dénonçaient notamment que «l'enseignement obligatoire de l'éducation sexuelle soit fondé sur l'idéologie du »Gender Mainstreaming« qui aspire à surmonter l'hétérosexualité en tant que norme sociale». «Cela signifie que nos enfants seront confrontés avec des pratiques homosexuelles et d'autres orientations sexuelles».

Selon les Jeunes UDC, l'idéologie qui se cache derrière ces cours tend à gommer les différences naturelles entre l'homme et la femme et à accorder à chaque individu le soin de choisir son sexe en fonction de ses préférences. Ses détracteurs y voient des «suites fatales» qui mettent en danger la famille classique sur laquelle est basée notre vie sociale.

(ap)