Zurich

24 juillet 2014 10:43; Act: 24.07.2014 10:43 Print

A-t-elle incité son amant à assassiner son mari?

Les autorités zurichoises enquêtent sur une femme soupçonnée d'avoir demandé à son amant de tuer son époux en janvier 2013. Celui-ci avait survécu à l'attaque.

Une faute?

Un Zurichois de 38 ans a été sauvagement attaqué par deux hommes le 15 janvier 2013 à Illnau-Effretikon (ZH) alors qu'il promenait son chien. Les agresseurs l'ont frappé à la tête et au corps avec des barres métalliques. Ils l'ont également blessé à la nuque, au cou et à la gorge avec un couteau. Le trentenaire était parvenu à s'enfuir et à se réfugier chez lui. C'est son épouse qui avait alerté les secours et la police, écrit jeudi le «TagesAnzeiger».

Durant plusieurs mois, les enquêteurs avaient refusé de commenté l'affaire. Ils s'étaient contentés de dire qu'il ne s'agissait pas d'un vol. Le porte-monnaie de la victime n'avait en effet pas été subtilisé. En mai 2013, l'affaire avait rebondi. Trois personnes avaient été placées en détention provisoire. Parmi elles, la femme de l'agressé. Le Ministère public zurichois avait alors affirmé que les individus étaient suspectés de tentative de meurtre, sans donner de plus amples informations sur le rôle qu'avait joué l'épouse dans l'agression.

Agressé par des frères?

Une décision du Tribunal fédéral (TF), datant du 10 juillet dernier, apporte un peu plus de clarté à l'affaire. Comme le Ministère public et le Tribunal cantonal zurichois, le TF a rejeté une demande de l'épouse qui souhaitait être libérée de la détention préventive. Mon-Repos soupçonne en effet la femme d'avoir incité son amant à assassiner son mari. Son partenaire aurait affirmé à plusieurs reprises, au cours de l'interrogatoire, qu'elle lui avait mis beaucoup de pression. Le deuxième homme, ayant pris part à l'agression, serait le frère de l'amant.

Le TF craint, qu'en cas de libération, la femme pourrait prendre contact avec son partenaire afin de l'inciter à revenir sur son témoignage. En attendant la fin de l'enquête, les trois accusés resteront donc en détention préventive. La date du procès n'a pas encore été fixée.

(jeh/ofu)