AVS-fiscalité

30 avril 2019 13:20; Act: 30.04.2019 15:46 Print

Travail.Suisse et la SEC optent pour le «oui»

Travail.Suisse et la Société des employés de commerce (SEC) sont favorables à la réforme fiscale et au financement de l'AVS, en votations le 19 mai.

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Selon Travail.Suisse et la SEC, le projet AVS-fiscalité freinera aussi la concurrence entre les cantons. (Photo: Keystone/archive/photo d'illustration)

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Travail.Suisse et la Société des employés de commerce (SEC) sont favorables à la réforme fiscale et au financement de l'AVS. La faîtière et l'organisation recommandent de glisser dans les urnes le 19 mai un oui «au compromis qui comporte le plus d'avantages».

Le projet fiscal lié à l'AVS sème la discorde parmi les syndicats. Si l'Union syndicale suisse et le Syndicat suisse des transports publics laissent la liberté de vote, le Syndicat de services publics recommande de voter non. L'engagement clair de Travail.Suisse est d'autant plus important, a déclaré mardi à Berne son président Adrian Wüthrich, devant les médias.

A mettre en oeuvre de «manière mesurée»

Selon Travail.Suisse et la SEC, le projet AVS-fiscalité «supprime les privilèges fiscaux internationalement proscrits tout en maintenant des conditions cadres attractives en Suisse», selon un communiqué conjoint diffusé mardi. Il freinera aussi la concurrence entre les cantons.

Le projet devra cependant être mis en oeuvre de «manière mesurée»: l'imposition des entreprises ne doit pas être réduite «dans une proportion susceptible de pénaliser les employés», avertissent Travail.Suisse et la SEC.

Leçon retenue

Par ailleurs, la faîtière et l'organisation saluent «la compensation sociale dans l'AVS» prévue par la réforme fiscale des entreprises et financement de l'AVS (RFFA). Pour mémoire, deux milliards de francs sont promis pour assainir l'AVS si une majorité de citoyens suisses déposent un oui dans les urnes.

«Les politiciens ont retenu la leçon», a commenté Adrian Wüthrich. Le conseiller national (PS/BE) ne pensait pas qu'un projet de loi englobant l'AVS et la réforme fiscale des entreprises serait présenté un an et demi seulement après le rejet de la RIE III.

Le président de la société des employés de commerce Daniel Jostisch a de son côté qualifié de «gagnante-gagnante» la volonté de régler les problèmes de la réforme fiscale et du financement de l'AVS avec une seule proposition. «Si c'est du marchandage, alors c'est du marchandage positif», a-t-il dit.

Selon un sondage diffusé la semaine dernière, le paquet fiscal lié à l'AVS récolte 62% de oui, contre 32% de non.

(nxp/ats)