Argovie

18 février 2018 20:18; Act: 19.02.2018 12:50 Print

Aarburg grille le tiers de son budget à l’aide sociale

Une localité argovienne tire la sonnette d’alarme: une grosse partie de ses ressources sert à soutenir des assistés.

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Cette bourgade croule sous les charges liées au social. (Photo: Miroslav110)

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«Il en va de l’existence même de la commune», affirment les autorités d’Aarburg, localité de 8000 habitants située entre Olten (SO) et Zofingue (AG), sur l’axe Berne-Zurich. Motif: un tiers de ses revenus sont dépensés pour l’aide sociale d’une population à 44% d’origine étrangère.

Situé à 5,2%, le taux de personnes à l’aide sociale est pourtant bien moins élevé que dans les grandes villes, comparativement au 11,8% recensés à Bienne. Le problème, selon l’Exécutif, c’est que certains bénéficiaires coûtent cher, très cher et longtemps. Le chiffre de 580'000 fr. versé pour une famille irakienne établie là depuis 2004 est articulé. Suivent les 402'000 fr. mentionnés pour une famille turque soutenue depuis 2005.

Pas de rentes sur le long terme

Le regret de la préposée aux oeuvres sociales Martina Bircher, qui s’exprime dans «SonntagsBlick», c’est que la perte du statut de résidant n’a pas d’influence sur le droit à des prestations.
A Aarburg, la charge fiscale est la troisième la plus élevée du canton. Dix-sept millions ont été encaissés en 2016. La même année, la commune a payé 5,7 millions à 400 bénéficiaires de l’aide sociale, selon «SonntagsBlick».

Selon Martina Bircher, les critères devraient être réévalués à partir des 80'000 fr. distribués pour les permis C (permanents) et 50'000 fr. pour le permis B. Elle ajoute: «Je ne critique pas les bénéficiaires du système.» C’est le système qui est critiqué. Aarburg ne doit sa survie financière qu’à une péréquation financière.

(vde)