Berne

03 octobre 2019 20:34; Act: 04.10.2019 10:03 Print

Chiens empoisonnés: coup monté de leur maîtresse?

Trois toutous sont morts en février 2018 après avoir avalé du poison et des lames de rasoir. Leur propriétaire avait porté plainte. Elle se retrouve sur le banc des accusés.

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Après le drame, la propriétaire des pauvres bêtes avait fait part de son désarroi au micro de «20 Minuten». Elle est désormais accusée.

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«Aucun n'a survécu, ils sont tous morts». C'est ce qu'avait déclaré, en larmes, Manuela* au micro de «20 Minuten» en février 2018. Ses trois chiens, malgré des opérations en urgence dans une clinique vétérinaire soleuroise, étaient décédés. Pour être exact, ils avaient été assassinés cruellement. Les animaux avaient en effet avalé des cervelas farcis aux épingles et aux lames de rasoir. De plus, les saucisses avaient été empoisonnées.

Entre colère et incompréhension, la propriétaire des deux bergers belges et d'un terrier, avait déclaré: «Je ne sais pas pourquoi et comment on peut faire une chose pareille». Elle avait alors porté plainte pour savoir qui était le coupable mais surtout comprendre les motivations qui pouvaient conduire à un crime aussi cruel.

Le ministère public a donc ouvert une enquête afin de faire la lumière sur cette sinistre affaire. Et Manuela est désormais fortement suspectée d'avoir tout manigancé. Son audience aura lieu mercredi.

Aussi accusée de fraude

Selon «Tele M1», un poison identique à celui retrouvé dans l'estomac des chiens a été découvert dans la maison de Manuela. Le ministère public se refuse pour sa part à commenter cette affaire pour le moment. La Bernoise ne souhaite elle non plus pas s'exprimer sur ces accusations.

Son compagnon prend sa défense: «N'importe qui possédant une maison avec un jardin a du poison chez lui. Avant d'ajouter: Manuela ne comprend plus rien. Vous cherchez un coupable et vous vous retrouvez accusé. C'est incompréhensible.»

Les opérations en urgence sur les trois chiens ont coûté la bagatelle de 5000 francs. Manuela avait organisé une récolte de fonds après l'échec de l'intervention. Elle avait l'intention de les reverser à des personnes se trouvant dans des situations similaires. Les autorités, quant à elles, l'accusent de fraude. «C'est totalement absurde. Tout l'argent est encore là, rien n'a encore été dépensé», commente son partenaire.

* Prénom d'emprunt

(pac/cho)