Berne

16 octobre 2019 19:16; Act: 16.10.2019 19:16 Print

Accusée d’avoir poignardé son ami «par pur égoïsme»

Une peine de 9 ans de réclusion a été requise hier contre une Hongroise de 28 ans, accusée d’avoir tué son compagnon.

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La victime, âgée de 55ans, est décédée le 1er octobre 2018. (Photo: dr)

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Que s’est-il passé exactement le 1er octobre 2018 à Schwarzenburg? Malgré les questions pressantes du président du Tribunal régional de Berne, le mystère est resté entier mercredi. Toujours est-il qu'un homme a reçu un coup de couteau dans la poitrine de la part de l’accusée, qui n’était autre que son amie, et qu’il a perdu 2,5 litres de sang avant de succomber à sa blessure. Il semble que tout est parti d’une dispute que cette Hongroise de 28 ans aurait eue avec son compagnon. Pour le provoquer, elle aurait appelé à plusieurs reprises une ambulance, prétextant que son ami avait des problèmes d’alcool et de drogue.

De l'argent en jeu

Auparavant la prévenue, dans le besoin, aurait vidé les comptes de son ami, qui aurait perdu toute confiance en elle. Cela faisait deux mois qu’ils vivaient séparément et, le soir du crime, ils se seraient revus pour parler de l’avenir de leur couple qui allait à vau-l’eau. Pour le procureur, la femme ne voulait pas que son compagnon la mette à la rue. «Elle l’a simplement poignardé par pur égoïsme», a soutenu le magistrat.

Un lourd passé

Les deux fils de la victime étaient présents au procès. Ils exigent la condamnation de la prévenue. Cette dernière, qui a dû se prostituer dès l’âge de 11 ans, a un passé judiciaire en Hongrie. Elle n’a presque plus aucun contact avec sa famille et son fils dans son pays. «La police est maintenant mon unique famille. Je n’ai personne d’autre», a-t-elle avoué à la Cour.

Le procureur a exigé une peine de 9 ans de réclusion pour homicide volontaire ainsi que 15 ans d’expulsion du territoire suisse. Le verdict est attendu demain.

(cho/jbm)