Succession à l'UDC

10 janvier 2016 15:55; Act: 10.01.2016 16:04 Print

Albert Rösti, un Bernois qui défend l'aile dure

Chef de campagne alémanique de l'UDC lors des élections fédérales, Albert Rösti a contribué au succès de son parti au Conseil national.

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Albert Rösti. (Photo: Keystone)

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Ce fils de paysans de Kandersteg (BE), qui n'a jamais véritablement réussi à percer sur le plan cantonal, a été proposé samedi par la direction de son parti pour succéder au président Toni Brunner.

Albert Rösti, 48 ans, a échoué dans sa tentative d'entrer au Conseil des Etats lors des élections fédérales du 18 octobre. Arrivé à la 3e place derrière les deux sortants Werner Luginbühl (PBD) et Hans Stöckli (PS), le candidat de l'UDC a renoncé à se présenter au second tour, estimant très faibles ses chances de succès.

En 2010, Albert Rösti avait déjà subi une défaite en échouant dans la course au gouvernement bernois. Après cet échec, il tente sa chance sur la scène fédérale. En 2011, il fait son entrée au Conseil national. Il est réélu en octobre.

Le chemin pour accéder au Conseil fédéral a, lui aussi, dès le début été semé d'embûches. Une d'elles était de taille: deux Bernois, Simonetta Sommaruga et Johann Schneider-Ammann, siègent déjà au Conseil fédéral. La section bernoise l'a donc retiré de la course.

Au devant de la scène

Durant sa carrière politique, le chef de campagne alémanique pour les élections fédérales est toujours resté fidèle à son parti. Lors de la scission de l'UDC, il a préféré ne pas suivre certains de ses collègues partis pour créer le Parti bourgeois-démocratique (PBD).

Il s'inscrit également davantage dans la ligne dure zurichoise du parti que dans l'aile plus modérée bernoise. Il a ainsi été au premier plan lors de la défense de l'initiative contre l'immigration de masse.

De candidat modéré au gouvernement bernois en 2010, Albert Rösti s'est transformé en politicien qui défend le programme de l'UDC à 100%. L'intéressé lui-même confirme.

Il compte défendre la ligne du premier parti de Suisse. Les promesses électorales qui ont contribué au succès de l'UDC aux dernières élections doivent être mises en uvre, a expliqué à l'ats le conseiller national.

Il s'engagera donc pour freiner l'immigration, renvoyer les étrangers criminels et combattre un accord institutionnel entre la Suisse et l'Union européenne. Et que les paysans se rassurent: il ne veut pas du libre-échange agricole avec l'UE et luttera pour que la Confédération verse aux paysans les mêmes moyens qu'auparavant.

Fils de paysans

Albert Rösti a grandi dans une famille paysanne à Kandersteg, ce village de l'Oberland bernois où vit l'ancien conseiller fédéral UDC Adolf Ogi. Méconnu en Suisse romande, il a suivi des études pour devenir ingénieur agronome avant d'obtenir un doctorat à l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ).

De 2003 à 2006, Albert Rösti sera secrétaire général de la direction de l'économie publique du canton de Berne. A ce titre, il est intervenu en 2005 dans le conflit de Swissmetal Boillat à Reconvilier.

Ancien directeur de la Fédération des producteurs de lait, ce père de deux enfants est aussi le président d'Uetendorf, une commune de 6000 habitants près de Thoune. Il dirige sa propre société ,«Büro Dr. Rösti», active dans la gestion de projets pour des entreprises dans les domaines de l'énergie, de l'environnement et de l'aménagement du territoire.

(nxp/ats)