Suisse

12 mai 2019 11:42; Act: 12.05.2019 11:42 Print

Après les coups, la quête pénible d'un refuge

La surcharge des lieux de protection contraint plusieurs victimes de violence à retourner vivre chez leurs bourreaux, qu'elles avaient tenté de fuir.

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En 2018, 487 demandes de protection ont été refusées à cause du manque de place ou de personnel. (Photo: Keystone)

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Les refuges pour les victimes de violence familiale sont surchargés. Selon le SonntagsZeitung, les 19 maisons d'hébergement pour femmes en Suisse ont dû refuser l'année dernière 487 demandes de protection sur un total de 1771 en raison d'un manque de place ou de personnel. Et 806 autres personnes n'ont pas été admises pour d'autres raisons.

Au total, une femme sur deux a ainsi été rejetée. Les 965 admises ont passé en moyenne 37 jours dans une de ces structures. Selon une étude de la Conférence des directrices et directeurs cantonaux des affaires sociales (CDAS), seulement 41% des femmes refusées ont trouvé une place dans un autre refuge. Les autres se sont retrouvées dans des refuges sans protection ni soins ou sont retournées dans l'environnement privé qu'elles cherchaient à quitter.

La CDAS a décidé vendredi d'améliorer le financement des refuges pour femmes. Le Secrétariat général a été chargé d'élaborer des recommandations allant dans ce sens.

(nxp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Minouche le 12.05.2019 12:05 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Mais bien sûre

    Non mais c est fou !! Pourquoi c est le bourreau qui reste et la victime qui doit fuir? on est vraiment dans un système de dingues

  • Sandrine le 12.05.2019 15:01 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    On marche sur la tete

    Et pourquoi au lieu de financer de nouveaux lieux, la police dégage pas le mari violent en lui interdisant de revenir! Moins cher et plus juste il me semble.

  • Milpa Bagen le 12.05.2019 12:05 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    inverser la charge

    il faudrait peut-être faire l'inverse. l'obligation pour la personne violente de quitter son lieu d'habitation, voir même la commune.

Les derniers commentaires

  • Je di le 14.05.2019 06:55 Report dénoncer ce commentaire

    Egalité

    On parle d'égalité certains cantons n'ont même pas se personnel masculin pour entendre les hommes.

  • Rolf Ritter le 13.05.2019 11:18 Report dénoncer ce commentaire

    Une personne meurt tous les quinze jours

    Bonjour, bien sur il y a énormément des possibilité que les victimes puisse ce défendre en si il déclarent les faites a la police ou Gandamarie ! Les agents prennes les premières mesures et ce l'hauteur qui doit quitter son domicile pour minimum 14 Jours . il y a toute les dispositions de lois en place, il faux que la/le victime a le courage de dénoncer son droit . pour plus d'infos on est a votre disposition sous : https://www.logementsdesecours.ch/

    • Flo le 13.05.2019 20:07 Report dénoncer ce commentaire

      @Rolf Ritter

      Merci de partager cette information. Mon mari m'a aussi dit que ces femmes peuvent rester au domicile familiale si elles appellent la police. Partir et isoler ses enfants de leur foyer, de l'école, de leurs amis, voisins, ...c'est une décision difficile. Certaines personnes n'osent pas appeler la police car elles craignent que l'intervention de la police coupe les ponts entre le « père » et les enfants et détériore encore plus la relation entre les 2 parents. On ne peut pas juger ces personnes qui hésitent à dénoncer car les conséquences sont lourdes alors qu'elles sont déjà affaiblies.

    • Un Lecteur le 14.05.2019 02:04 Report dénoncer ce commentaire

      Bien-sûr, énormément de possibilités ?..

      @ R.R : Et souvent encore plus d'obstacles. Parce que la situation n'est pas aussi simple que lors d'une agression où les personnes n'ont pas de lien. Les cas de femmes qui ne dénoncent pas, ou n'appellent pas la police sont nombreux. Peur d'une vengeance ou chantage, dépendance financière, sans compter que des couples sont parfois attachés et souffrent sans parvenir à se séparer. Et il y a la femme qui pardonne chaque fois, ne pense pas à elle, aide même son compagnon égocentrique... La mesure d'éloignement n'est pas prise par la police, mais par un juge, avec des délais...

    • Un lecteur bis le 14.05.2019 16:44 Report dénoncer ce commentaire

      Même maquillage que maman

      J'ai visité votre site : L'association que vous présentez, qui est récente, fait des statistiques sur 1 an qui s'éloignent sensiblement des réalités. Sur 93 cas, un seul auteur de violences a récidivé ? Ce résultat ne traduit absolument pas le constat des intervenants, la maltraitance est répétée et le parcours est long pour espérer à un bon résultat. Quant à l'affiche présentée dans le site, elle est en décalage complet avec ce que vivent les victimes : Une adolescente au visage tuméfié, avec pour légende : "Même maquillage que maman". Il vous manque encore l'expérience pour traiter du sujet.

  • Femina le 13.05.2019 09:06 Report dénoncer ce commentaire

    La triste réalité

    Les femmes sont encore toujours largement dénigrées et invisibilisées en tant que victimes (que ce soit pour des violences ou des viols). Et les bourreaux rarement inquiétés. Et ce sont dans des cas comme ça qu'on se rend compte à quel point la société doit encore évoluer et que nous vivons encore dans un monde d'hommes

  • Squiggs le 13.05.2019 06:51 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    #metoo

    Tout ça est d'une tristesse...

  • Estéban le 13.05.2019 06:15 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Oeil pour Oeil

    Si on foutait sur la gueule de la personne violente? je suis certain que ça calmera les ardeurs de ces personnes... Tu tapes donc tu te feras taper et bim! Un juste retour de manivelle