Etude

11 mars 2011 15:27; Act: 12.03.2011 17:25 Print

Au secondaire, les garçons sont à la peine

Lors du passage du primaire au secondaire, dans les écoles bernoises, les garçons sont prétérités par rapport aux filles.

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Le fossé entre garçons et filles est particulièrement profond lors du passage du primaire au secondaire. (Photo: Keystone)

Une faute?

Pour quelle raison, à l'entrée du secondaire, y a-t-il moins de garçons que de filles? Deux chercheuses de la haute école pédagogique de Berne se sont penchées sur ce phénomène. Elles se sont focalisées sur les différences entre les garçons et les filles à ce moment crucial qu'est le passage de l'école primaire au secondaire.

Inégalité des chances

Les conclusions de l'étude réalisée par Catherine Bauer et Michaela Heid montrent que, au moment de la sélection, filles et garçons ne sont pas égaux et n'ont pas les mêmes chances. La majorité des enseignants, directeurs d'établissements scolaires et autres spécialistes constatent une différence flagrante dans le domaine des langues et des sciences naturelles. Ces branches sont celles qui pèsent le plus dans la balance pour valider le passage au cycle secondaire. Ainsi, les filles sont meilleures en Allemand, en Français ou encore en mathématique constate Catherine Bauer.

Les filles matures plus tôt

Un point très critiqué est l'évaluation de la manière de travailler et du comportement des enfants qui compte pour moitié dans la recommandation pour passer au secondaire.

Parce que les filles, à l'âge de onze ou douze ans, sont plus matures que les garçons, elles répondent mieux aux critères académiques exigés au secondaire. A ce propos, les deux chercheuses plaident pour une méthode standardisée d'évaluation pour tout le canton.

Etre davantage attractif

Andreas Geu, du réseau de travail scolaire avec les garçons (RTSG) propose une autre approche face à cette situation. «Pour obtenir un impact positif, il faudrait que les contenus des cours soient aussi mieux adaptés aux garçons». A cela pourrait s'ajouter une sélection qui interviendrait plus tard.

(Bigna Silberschmidt/jbm)

Les commentaires les plus populaires

  • scourba le 11.03.2011 16:23 Report dénoncer ce commentaire

    Une méthode standardisée

    pour tout le canton ?? Pourquoi pas pour toute la Suisse !! C'est vrai on a une méthode par canton. Même à l'uni c'est la même chose, un ami a fait l'uni pour être enseignant en biologie à Neuchâtel et son papier n'est pas reconnu sur Vaud, il doit bossé à Genève !! N'importe nawak !!

  • B'B le 13.03.2011 10:43 Report dénoncer ce commentaire

    Normal

    Normal le résultat, l'instruction s'est féminisé, les langues et science naturelles sont celles qui pèsent le plus, deux branches typiquement féminines, cela est prouvé également, quand à la maturité elle est forcément influencée par les branches "enseignées", c'est une étude qui elle même ne découvre rien de plus qu'il y a 20 ans. L'histoire se répète.

  • Grunt le 11.03.2011 16:22 Report dénoncer ce commentaire

    Et... qui va garder les gosses?

    Boaf, pourquoi faire travailler les filles à l'école, si c'est pour rester à la maison pour faire le ménage et élever les gosses !!! (je précise à toutes fins utiles que ce post est à prendre au 1254e degré!!!)

Les derniers commentaires

  • B'B le 13.03.2011 10:43 Report dénoncer ce commentaire

    Normal

    Normal le résultat, l'instruction s'est féminisé, les langues et science naturelles sont celles qui pèsent le plus, deux branches typiquement féminines, cela est prouvé également, quand à la maturité elle est forcément influencée par les branches "enseignées", c'est une étude qui elle même ne découvre rien de plus qu'il y a 20 ans. L'histoire se répète.

  • Oq le 12.03.2011 11:05 Report dénoncer ce commentaire

    Pfff

    Il ne vous plaît pas mon commentaire disant qu'il est lamentable de faire faire de la couture et faire des Barbapapa à des enfants de 11 ans et que c'est lamentable?

  • suzatheo le 12.03.2011 09:01 Report dénoncer ce commentaire

    n'importe quoi !

    plus tard, sur le marché du travail et dans la vraie vie, est-ce que l'on adapte aussi les exigences au sexe ou possibilités ? le seul moment où il est tenu compte de nos différences c'est quand il s'agit de payer moins les "filles" !!!. A ce tarif-là on pourrait adapter les cours en fonction des compétences personnelles et nous n'aurions plus d'échecs puisque nos enfants ne seraient notés que sur ce où ils sont doués.

  • cmoi le 12.03.2011 02:03 Report dénoncer ce commentaire

    Aléluia ça se réveille

    "il faudrait que les contenus des cours soient aussi mieux adaptés aux garçons". C'est le moins que l'on puisse dire, quand on voit qu'ils doivent faire de la couture, et qu'en plus, à 11 ans, on leur fait faire un barbapapa (au jura bernois) faut pas s'étonner qu'ils soient pas motivés! Et ils n'ont pas le choix! De la chimie, robotique, les captiveraient mieux, ne croyez vous pas m'sieur dames les experts?

  • Vuille le 11.03.2011 16:56 Report dénoncer ce commentaire

    Ben voyons

    Faut simplement encadrer un minimum son enfant, fille ou garçon, et ne pas le laisser glander dans les rues ou bloquer devant sa PSP, et tout se passe très bien; en résumé: jouer son rôle de parent

    • Papastutz le 12.03.2011 20:44 Report dénoncer ce commentaire

      Tout juste

      Bravo, un clairvoyant! Les parents bossent pour assouvir leurs petits caprices et leurs gros besoins. Les enfants n'ont qu'à se dém. et il y a les crèches subventionnées.