Suisse

12 juin 2019 11:42; Act: 12.06.2019 13:26 Print

L'application de la garde conjointe laisse à désirer

Des associations dénoncent des lacunes concernant l'autorité des enfants en cas de séparation ou de divorce établi en 2014.

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(Photo: Keystone/archive/photo d'illustration)

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Cinq ans après l'introduction du nouveau droit sur l'autorité parentale conjointe, son application laisse encore à désirer, dénoncent mercredi quatre associations. Le lien entre un enfant et l'un de ses parents s'en voit souvent affaibli.

En cas de divorce, les parents doivent théoriquement se partager la garde de leurs enfants depuis le 1er juillet 2014. La réalité est cependant souvent autre, critiquent l'Association suisse pour la coparentalité (GeCoBi), le Groupement des hommes divorcés et vivant séparés (IGM), donna2 et la Coordination romande des organisations paternelles (CROP) lors d'une conférence de presse à Berne.

«Nous avons chez IGM et dans les autres organisations présentes, de nombreux cas d'interprétations de loi qu'on ne peut que qualifier de scandaleuses. Ces jugements iniques entraînent parfois des souffrances énormes pour les parents et leurs enfants affectés», s'insurge Thomas Jakaitis, président d'IGM.

Meilleurs soutiens

Les organisations demandent donc des mesures concrètes d'information et de prévention pour les parents touchés, mais aussi pour leur environnement, comme par exemple les enseignants ou les thérapeutes. Elles exigent également une véritable politique d'égalité, appuyée et développée par les deux sexes. Une telle politique passe par des solutions paritaires, telles que l'autorité parentale conjointe, le congé parental ou encore la garde alternée.

«Le système, l'Etat et la société entière doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour aider les parents et surtout les enfants dans ces transitions, pour les soutenir dans la voie de solutions bonnes, pratiques et correspondant aux besoins des enfants», souligne Olivier Hunziker, président de GeCoBi.

Prévenir les inégalités de genre

L'égalité parentale est non seulement une solution idéale pour le bien-être de l'enfant, mais aussi pour l'égalité hommes/femmes, assurent encore les associations. Et de souligner que des raisons fiscales, le manque de possibilités de prise en charge des enfants par un tiers ou encore l'absence d'un congé parental poussent de nombreuses femmes à arrêter de travailler après l'arrivée des enfants.

«L'égalité parentale est le meilleur moyen de faire auprès des enfants de la prévention des inégalités de genre», ajoute la doctoresse et pédopsychiatre Séverine Cesalli.

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • un papa séparé de ses 2 filles le 12.06.2019 13:11 Report dénoncer ce commentaire

    différences entre théorie et pratique

    le problème, c'est les juges et les gauchistes bien-pensants du SMPI, SEASP, SPJ et autres assoc' du même acabit! quand un mec ou une femme d'à peine 30ans, sans enfant, travaillant dans une de ces entités vient te dire comment tu dois faire dans ta vie pour concilier enfant(s), vie privée et professionnelle.. et séparation: du gros foutage de gueule!! et faut pas que l'autre parti ait balancé des accusations calomnieuses contre vous, vous ne vous en sortirez jamais (c'est mon cas: déjà 16mois de procédure) et après ils s'étonnent qu'il y ait autant de suicide chez les papas séparés/divorcés..

  • daniel le 12.06.2019 12:53 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    egalité mon c..l

    laisse a désirer ?? il faudrait peut-être pour faire changer les choses que les femmes arrêtent de nous prendre pour leur banquier en utilisant nos enfants. combien cherchent un homme riche pour lui faire un enfant et avoir une rente ? il est temps que les hommes fassent AUSSI reconnaitre leur droit à l'l'égalité car la aussi il y du boulot

  • Jérôme Rossellat le 12.06.2019 12:45 Report dénoncer ce commentaire

    Futur

    Il est également important que les pères comprennent ( et je suis un papa ) que de faire un enfant exige des adaptations professionnelles à réaliser AVANT la séparation . Car si le modèle maman stop ses ambitions pendant que papa travaillle non stop fonctionne un temps , c'est injuste pour la mère et évidemment la garde sera donnée au parent qui a sacrifié le plus pour l'enfant , et c'est hélas 80% du temps la mère . Avant même la naissance de ma fille , j'ai dû décider d'abandonner mes ambitions pro afin de profiter de mon enfant. Je suis séparé et naturellement en garde alternée.

Les derniers commentaires

  • un père fauché le 14.06.2019 19:07 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    un père fauché

    cette lois n'est jamais appliqué. j'ai changé mon horaire de travail , j'ai organisé pour le parascolaire et des gardes , pour pouvoir avoir la garde partagée. juste parce-que mon ex voulait pas la garde partagée et voulait la pension le juge as décidé ainsi . alors pour les femmes qui voulaient l'égalité et bien ça aussi ça dois être égal.

  • Suzie le 13.06.2019 10:30 Report dénoncer ce commentaire

    Dialoguez!

    Une fois de plus: DISCUTEZ entre vous, les PARENTS! Décidez vous-même de quelle façon vous voulez vous occuper de vos enfants une fois divorcé. Vous divorcez autant que homme et femme, vous RESTEZ parents. A vous de faire preuve de bon sens, d'être adultes et matures, d'être responsables et raisonnables, de mettre le bien-être de VOS enfants AVANT vos histoires de couple.

  • Sandra le 13.06.2019 07:35 Report dénoncer ce commentaire

    Mon exemple

    Lorsque mon ex et moi nous sommes séparés d'un commun accord, je lui ai proposé la garde partagée (une semaine l'un, une semaine l'autre). Sa réponse : je ne peux pas, je travaille ! Sa réponse aurait presque pu être ironique, sauf que je travaille également (à 100 %) et que mes horaires sont plus contraignants que les siens. Et des exemples comme ça, j'en ai des dizaines autour de moi ! Voilà voilà quoi !

  • Karl le 12.06.2019 20:21 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Impôts

    Le problème majeur pour les hommes, c'est la fiscalité. Dans le Canton de vaud, si vous avez deux enfants avec une garde partagée, c'est a dire 1 enfant a charge toute l'année, vous ne bénéficiez que de la réduction par le cocient familial mais malgré l'absence de base légale ils refusent de tenir compte d'un enfant a charge pour chacun des époux.

    • Problème de taxation le 13.06.2019 07:39 Report dénoncer ce commentaire

      @Karl

      C'est le salaire le plus bas qui bénéficie des déductions. Malheureusement, ça arrive aussi dans l'autre sens (une de mes amies). Séparée, elle est taxée plein pot malgré la garde partagée parce qu'elle gagne 200.- de plus que lui. Il y a effectivement des choses à revoir d'urgence niveau taxation en Suisse !

  • Maman solo le 12.06.2019 18:54 Report dénoncer ce commentaire

    Pauvre père

    La loi est aussi injuste envers les femmes. Mon ex a pas voulu la garde partagée. Je me suis battue pour qu'il respecte ses droits de visite. Alors oui. Vous payez une pension qui n'est pas toujours juste suivant la situation. Parfois trop élevée et parfois ridicule pour la personne gardante. Souvent un homme divorce de sa femme et aussi des enfants. Et il y en a tellement qui ne s'occupe pas de leurs enfants. Prétextant une pension trop élevée , ou parce qu'il y a une nouvelle femme dans leur vie. Tellement plus facile de démissionner de son rôle de père. Et ensuite pleurer.

    • Trump le 12.06.2019 19:42 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Maman solo

      si t'as pas les moyen d entretenir tes gosses pourquoi t'as pas laisser la garde au père dans le cas où il a plus de moyen que toi ? tu veux les gosses et le pognon , ça s appel vouloir le beurre et l argent du beurre .

    • Melania le 13.06.2019 13:08 Report dénoncer ce commentaire

      @Trump

      Peut-être parce qu'il n'en a tout simplement pas voulu. C'est si facile de refuser et paf ! c'est automatiquement la mère qui s'y colle !