Suisse

02 juillet 2014 12:56; Act: 02.07.2014 13:10 Print

Bonne note pour les hôpitaux

Alors qu'un risque de pénurie de personnel soignant se profile dans le monde, une enquête européenne analyse la situation des infirmiers dans des hôpitaux européens de soins aigus.

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Les hôpitaux suisses s'en sortent bien, selon une enquête européenne. (Photo: Keystone/Gaetan Bally)

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Les établissements suisses s'en sortent bien, mais révèlent des différences parfois considérables entre eux, selon une étude. Cette étude internationale (RN4CAST) décerne une bonne note aux hôpitaux suisses pour la qualité des soins et la satisfaction des patients, apprend-on mercredi dans le bulletin de l'Observatoire suisse de la santé. La Suisse s'en sort aussi bien en termes d'encadrement (nombre de patients par infirmier pendant 24 heures).

Elle se situe ainsi dans le milieu de peloton, avec 7,9 patients en moyenne par infirmier. L'encadrement dans les hôpitaux européens varie lui entre 5,4 en Norvège et 13 en Allemagne. A l'intérieur de la Suisse, l'encadrement varie selon les hôpitaux entre 4,6 et 13,7 patients par infirmier.

Un quart des hôpitaux suisses au top

Selon cette étude, un quart des hôpitaux suisses bénéficient d'un environnement de travail dont la qualité était aussi élevée que celle des hôpitaux «aimants», réputés dans le monde entier pour offrir d'excellentes conditions de travail au personnel soignant.

Globalement, les infirmiers sont plutôt satisfaits de leurs conditions de travail en Suisse: ils sont 63% à évaluer que la qualité de leur environnement au travail était bonne ou excellente. Ce résultat la place plus près de la Norvège (71%) que de la Pologne (24%).

Mais là aussi, des écarts parfois importants ont été observés entre les établissements. Concernant par exemple l'adéquation de l'encadrement et des ressources, entre 9 à 89% du personnel soignant en Suisse (moyenne: 49%) estimait que les effectifs d«infirmiers diplômés étaient suffisants pour assurer une bonne qualité des soins.

Burn-out

Mais le burn-out ou les intentions de démissionner sont aussi au rendez-vous. En Suisse, une proportion de 28% des infirmiers interrogés ont dit avoir l'intention de démissionner pour cause d'insatisfaction au travail contre 19% (Pays-Bas) et 49% (Grèce).

Au total, 28% des infirmiers interrogés ont fait état d«une grande fatigue psychique (burn-out). En Suisse, 15% des infirmiers interrogés ont déclaré en souffrir. Selon les pays, la proportion varie de 10% (Pays-Bas) à 78% (Grèce).

La différence entre établissements en Suisse est aussi marquée quand on interroge les patients. A la question de savoir s'ils étaient satisfaits des soins infirmiers, les patients ont répondu de manière très inégale, avec des taux de satisfaction variant de 31% à 100% selon les hôpitaux, pour une moyenne de 69%. En ce qui concerne les soins médicaux, les différences sont moins marquées, avec des niveaux de satisfaction compris entre 56% et 100% (moyenne 80%).

Mais globalement, les patients interrogés se sont déclarés très heureux des soins reçus: 78% recommanderaient sans hésiter l'hôpital à leurs amis et à leurs proches. Dans les autres pays, la proportion varie entre 53% (Grèce) et 74% (Irlande).

(ats)