Enquête téléphonique

02 septembre 2009 16:34; Act: 02.09.2009 23:07 Print

Boucler au nez des limiers fédéraux vous coûtera cher

par Thomas Piffaretti - Les citoyens qui refusent de se soumettre à l’enquête téléphonique suisse sur la population active sont bel et bien amendables à partir de ce mois, mais pas au niveau annoncé dans la presse. La sécurisation des données paraît en revanche plus problématique.

Une faute?

L’Office fédéral de la statistique (OFS) tient à mettre les points sur les i. Oui, il y a obligation de répondre aux questionnaires de l’enquête à partir du premier septembre, reconnaît le chef de section Alain Vuille. Mais non, «l’amende ne pourra pas atteindre les 10'000 francs» comme l'indique le journal alémanique de défense des consommateurs K-Tipp. Les données récoltées sont essentielles pour la Confédération. C’est pour cette raison que l’enquête, qui était menée depuis 1991 sur un rythme annuel, devient trimestrielle et obligatoire.

«Un ajustement de la loi permet de contraindre les citoyens à répondre», explique Alain Vuille. Les personnes concernées commencent par recevoir une lettre les prévenant qu’elles ont l’obligation de participer à l’étude. Elles reçoivent ensuite un second courrier de rappel, si elles ne se sont pas soumises au questionnaire. Et si elles persistent dans leur mutisme, alors elles deviendront amendables.

«Le niveau des amendes n’a pas encore été fixé, mais le plafond est de mille francs dans le cadre du recensement», rappelle-t-on à l’OFS. La sanction ne devrait donc pas dépasser ce tarif pour l’enquête sur la population active. L’amende couvrira de toute façon le coût du questionnaire avorté et les frais postaux. Jusqu’à présent, environ 15% des 30'000 citoyens appelés ont refusé de s’y soumettre. L’entrée en vigueur de l’obligation de répondre devrait réduire cette proportion.

Un questionnaire qui empiète sur la sphère privée des citoyens?

L’article de K-Tipp pose également la question de la protection des données récoltées lors de l’étude. Un professeur de droit cité par le magazine parle d’un questionnaire qui s’immisce dans la sphère privée des citoyens. A cette critique, L’OFS répond que l’enquête est menée par un institut privé indépendant et que celui-ci s’est engagé à transmettre immédiatement les informations récoltées à l’OFS et à les détruire ensuite. Pour Alain Vuille, la sécurisation des données est ainsi maximisée.

De même, le fait qu’un courrier officiel précède le téléphone permettrait de s’assurer qu’un minimum d’abus sera commis par des personnes malintentionnées. Selon l’Office fédéral de la statistique, il paraît peu probable qu’un tiers prétendant mener l’enquête réussisse à obtenir et exploiter des informations confidentielles. Et de toute façon, «on peut refuser de répondre à certaines questions en cours d’interview», rassure Alain Vuille.

Le secrétaire général de la Fédération romande des consommateurs attend, lui, d’avoir ce courrier entre les mains. Mathieu Fleury juge a priori que la procédure pourrait être douteuse. En revanche, si le courrier est suffisamment explicite «le risque d’abus est plutôt faible, estime-t-il. Mais il faut rester vigilant».

Les commentaires les plus populaires

  • André le 02.09.2009 18:26 Report dénoncer ce commentaire

    décidement....

    Ouai décidement la Suisse est bien foutue!!!! Répréssion,surveillance,taxes,impòt de ceci,impòt de cela,encore et encore.....c'est pathétique,heureusement,que je n'habite plus le pays depuis quelques années........

  • JPM le 03.09.2009 09:21 Report dénoncer ce commentaire

    Ma liberté avant tout

    Cette façon d'imposer les chose est absurde dans nos temps. Cela va contre ma liberté d'expression et d'agir. De plus on n'est pas sûr que c'est le vrai OFS à l'autre bout du fil. J'ai horreur du téléphone, je préfère répondre l'enquête par courrier, si s'est possible.

  • bise georges le 03.09.2009 15:19 Report dénoncer ce commentaire

    recensement

    A force de menacer le citoyen , les guignols de l'administration devraient faire attention , on vit une époque ou toutes contraintes ne sont plus acceptées surtout par des gens incompétents , regardez ce qui se passe avec notre pauvre président, la honte c'est quand même nous qui l'a subissons??

Les derniers commentaires

  • Balmat Evelyne le 03.09.2009 19:03 Report dénoncer ce commentaire

    Données privées, vraiment ???

    On peut toujours en douter. Swisscom affirme ne pas divulguer les no. de téléphone en liste noire. Et comment l'administration fait-elle pour se les procurer et se permettre de le transmettre à un institut de sondage ? Bonjour la vie privée! Pour l'amende : des mensualités de Fr.20,--!

  • bise georges le 03.09.2009 15:19 Report dénoncer ce commentaire

    recensement

    A force de menacer le citoyen , les guignols de l'administration devraient faire attention , on vit une époque ou toutes contraintes ne sont plus acceptées surtout par des gens incompétents , regardez ce qui se passe avec notre pauvre président, la honte c'est quand même nous qui l'a subissons??

  • Sans commentaires le 03.09.2009 14:40 Report dénoncer ce commentaire

    A votre service...

    J'allucine ! Ils pensent quoi dans leurs bureaux? Ils pensent qu'on a que ça a faire de rester planter au téléphone. Si je suis occupé, pressé, je dois prendre sur mon temps pour repondre sinon c'est l'amande? Je ne suis pas à la disposition de l'Etat!!!

  • Theintz Jean-Claude le 03.09.2009 13:44 Report dénoncer ce commentaire

    Enquêtes faussées...

    Il me semble que la Suisse reste encore un Pays libre..! mais bon de cette façon on fera que fausser les statistiques de 15% en obligeant des gens à répondre faux juste pour par obligation.! Encore une façon comme une autre d'encaisser des impôts camouflés...

  • LINGELSER Cristina, Famille le 03.09.2009 13:41 Report dénoncer ce commentaire

    Instituts de sondage

    Avec plaisir, cependant une approche écrite serait préférable ! Leurs horaires, aux heures des repas ou préparatifs, ne conviennent pas ! D'autant plus que nous sommes assaillis de ventes téléphoniques, en sus de la famille, obligations, amis ! Stress !