Diplomatie

19 décembre 2018 09:41; Act: 19.12.2018 09:52 Print

Cassis défend le projet négocié avec l'UE

Le ministre des Affaires étrangères affirme que la Suisse joue un jeu très dangereux et riposte aux remarques du commissaire européen en charge du dossier.

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La Suisse joue à un jeu dangereux, selon Ignazio Cassis. (Photo: Keystone)

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«Nous courons le risque de devoir conclure un accord plus mauvais avec l'UE à une date ultérieure», explique le ministre tessinois lors d'un entretien avec la Neue Zürcher Zeitung, publié mercredi. «Dans la situation actuelle, on ne peut pas s'attendre à ce que l'UE soit plus favorable aux revendications suisses dans deux ans», ajoute-t-il. Et de souligner: 80% du projet de traité reflète ce que souhaite la Suisse.

Le commissaire européen Johannes Hahn, en charge de la politique de voisinage et des négociations d'élargissement, a d'ailleurs rejeté lundi toute nouvelle négociation au sujet de l'accord-cadre avec la Suisse. «Le projet d'accord est bon. Les deux parties ont fait des pas vers l'autre», a-t-il souligné, précisant que «la balle est dans le camp de Berne.»

Croissance des eurosceptiques

En raison du Brexit, l'UE doit clairement montrer à ses États membres ce que signifie quitter ou ne pas être membre de l'Union, analyse Ignazio Cassis. Bruxelles ne peut tout simplement pas se permettre d'être plus conciliante, sinon un membre après l'autre se mettrait à négocier pour son propre compte.

Le ministre PLR observe en outre avec inquiétude la croissance des partis eurosceptiques au sein des Etats membres. Car cela ne va pas faciliter les négociations futures de la Suisse. «Les mouvements populistes de droite et de gauche penseront d'abord à eux-mêmes», estime-t-il.

Début décembre, le Conseil fédéral a lancé une vaste consultation sur le projet d'accord-cadre que la Suisse et l'UE négocient depuis 2014. Bruxelles a conditionné une prolongation de l'équivalence boursière suisse au-delà de juin 2019 à «un avis positif du Conseil fédéral», sur l'accord-cadre, a souligné M. Hahn. «Ce n'est pas un accord à la carte», a-t-il encore lancé.

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • gnam gnam le 19.12.2018 10:32 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    menteur impertinent

    Il nous raconte depuis longtemps qu'il y a des lignes rouges à ne pas franchir. Il a accepté toutes les conditions que l'UE a imposé à la Suisse . Il n'a pas le courage de dire la vérité aux citoyens. Une initiative populaire doit être organisée et le peuple décidera.

  • suisse le 19.12.2018 10:42 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    La peure

    Menace menace menace...Elle est pas belle cette démocratie qui amenent la paix?Avec moi on obtient rien en me menacant...

  • Claude François le 19.12.2018 10:04 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Inutile se type

    Cassis démission, un CF inutile payé par L'UE. Je suis pour un brexit Suisse. petit pays grande concession, grand pays, petite concession. Inadmissible si il veut avoir des gilets Suisse jaunes sans la rue.

Les derniers commentaires

  • popeye le 19.12.2018 20:06 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    stop

    Monsieur Cassis vous êtes un employé de la SUISSE et non de L'UE alors agissez comme un vrai Suisse !

    • avygael le 20.12.2018 13:42 Report dénoncer ce commentaire

      @popeye

      Et c'est ce qu'il fait: il cherche à défendre les intérêts de la Suisse. Si les accords sont bons et que des accords négociés ultérieurement ne pourront pas être autant en faveur de la Suisse, il a tout à fait raison de défendre l'acceptation de ces accords. "Agir comme un vrai suisse", ce n'est pas croire qu'on est au-dessus de tout, c'est avant tout la recherche du compromis (eh oui, tout le processus démocratique suisse est basé là-dessus, jusqu'à la composition de l'exécutif fédéral).

    • David Joye le 21.12.2018 22:46 Report dénoncer ce commentaire

      @avygael

      Il cherche surtout à défendre les intérêts des grands patrons, d'économie suisse, mais certainement pas des travailleurs et de la protection sociale. Les mesures d'accompagnement à libre circulation des personnes ne doivent en aucun cas être allégées mais au contraire renforcées! Personne n'a intérêt à une baisse généralisée des salaires en Suisse.

    • Avygael le 22.12.2018 08:31 Report dénoncer ce commentaire

      @David Joye

      Renforcées? Je veux bien, qu'il faut protéger les salaires, mais avez-vous soutenu la moindre initiative ou le moindre mouvement à ce sujet? La droite suisse, UDC en tête, n'a de cesse de refuser ces renforcements des mesures d'accompagnement, depuis longtemps.

    • David Joye le 22.12.2018 22:26 Report dénoncer ce commentaire

      @Avygael

      Si le parti socialiste ne s'alignait pas toujours sur le PLR sur les questions européennes il pourrait se consacrer à un renforcement de la protection des salaires, mais au lieu de cela ils ne lance que des initiatives démagogiques qui n'ont jamais la moindre chance. Quand à l'UDC je suis bien d'accord avec vous et là aussi il y a un complet alignement avec le PLR pour refuser tout renforcement.

  • Jean Michel le 19.12.2018 20:05 Report dénoncer ce commentaire

    Menace de quoi ? De qui ?

    Menace de quoi ?? De L'EU ?? C'est foutu pour eux .. l'Italie et la France Les autres pays de la zone sud . LAllemagne avec la fin de Mme Merkel Bof alors attendons quelques mois ..

    • Avygael le 20.12.2018 13:43 Report dénoncer ce commentaire

      @Jean Michel

      Ca fait des décennies qu'on nous la joue, la fin de l'UE...

    • David Joye le 22.12.2018 22:29 Report dénoncer ce commentaire

      @Avygael

      Elle finira par mourir l'UE et l'euro en premier lieu, tout simplement parce qu'une monnaie commune pour des pays aux économies si différentes et sans fiscalité commune cela ne peut pas fonctionner. Tout bon économiste vous le dira.

  • snake le 19.12.2018 13:41 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    crousille

    la suisse va être la crousille de UE

  • nooby le 19.12.2018 13:30 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    l'homme inutile du CF

    Il change d'avis comme de chemise notre petit.

  • Vérité, Une le 19.12.2018 13:22 Report dénoncer ce commentaire

    Who dare wins

    La position de l'UE se comprend. On a quand même accès à un gros marché. Certes il y a des contre-parties. C'est pas contre les règles du jeu qu'il faut s'énerver. Ce qui fait la différence, c'est d'avoir des conseillers habiles en négociation. Il faut jouer serré avec ces requins. Et là, on n'a pas encore la matière ;) Quand la Conf négocie, on dirait qu'elle a toujours honte ou peur ou que sais-je. Mais de toute façon jamais elle ne montre beaucoup de résistance. Ça c'est ce qui m'embête. On peut être conciliant mais résolu à obtenir le meilleur. UN ACCORD, ÇA SE NEGOCIE.

    • Arthurus le 19.12.2018 19:00 Report dénoncer ce commentaire

      Vérité, Une

      Accès à un marché restreint à cause de la cherté de nos produit de toute façons (donc de nos salaires). Même avec un renchérissement de 50% de nos produit à cause des taux de changes ont continue d'exporter dans l'UE. Les quelque pourcent de taxe douanière (10%) n'y changerait donc rien. Pour les reconnaissances mutuelles, on pourrait très bien continuer a accepter en partie l'évaluation de conformité de l'UE sans bilatérale. Ca éviterait éviter qu'un même produit doivent repasser plusieurs fois les mêmes tests ca accélérerait la procédure pour les entreprises suisses qui veulent exporter.