Thurgovie

07 juillet 2014 09:34; Act: 07.07.2014 09:43 Print

Chats enlevés, stérilisés et opérés pour des prunes

Une protectrice des animaux a enlevé deux chats appartenant à une famille thurgovienne et a fait stériliser l'un d'entre eux. Elle pensait qu'il s'agissait de bêtes errantes.

Une faute?

Une famille de paysans d'Engishofen (TG) n'en revient toujours pas. Leurs chats - un mâle et une femelle - ont disparu dernièrement et ne sont revenus qu'après une dizaine de jours. A leur retour, les animaux avaient des bandages autour de leur ventre.

Le fils de la famille a alors commencé à enquêter afin de savoir ce qui était arrivé à ses chats. Il a découvert qu'une protectrice des animaux avait confondu ses minous avec des bêtes errantes. Elle les a amenés dans une association - Tierhilfe Schweiz- qui se charge de soigner les chats errants et, parfois, de les amener chez un vétérinaire pour les faire castrer ou stériliser.

Selon un article de «Ostschweiz am Sonntag», le vétérinaire a confondu le chat déjà castré avec une femelle. Il l'a donc opéré en vue d'une stérilisation. Ce n'est qu'après avoir ouvert l'animal avec un scalpel que le médecin s'est rendu compte de son erreur et a recousu la plaie. La chatte a ensuite été stérilisée sans problèmes. Au grand dam de la famille thurgovienne: «Nous aurions bien voulu que notre chatte ait des petits. Jusqu'à présent, nous avons toujours trouvé assez de personnes pour s'occuper des chatons», raconte la mère.

Autorisations nécessaires

Bea Baumann de Tierhilfe Schweiz regrette profondément ce qui s'est passé: «En trente ans de travail pour Tierhilfe Schweiz, c'est la première fois qu'une chose pareille se produit. Nous nous sommes excusés auprès de la famille. L'affaire est réglée.» Reste que pour Reinhold Zepf, de la société thurgovienne pour la protection des animaux, elle est intolérable: «Des choses pareilles ne devraient pas se produire. Ce n'est pas bon pour l'image des associations de protection des animaux. Les castrations et stérilisations sont nécessaires, mais ces interventions doivent uniquement se faire avec l'autorisation des propriétaires.» Il conseille à la famille de paysans de porter plainte. Mais les Thurgoviens souhaitent oublier au plus vite cette histoire.

Afin d'éviter les confusions, Bea Baumann incite les détenteurs de chat de leur faire implanter une puce: «De cette manière, les animaux peuvent être attribués à tout moment à leurs propriétaires»

(20 Minuten/ofu)