Le retour de l'ancien gardien de l'UBS

07 avril 2009 12:15; Act: 07.04.2009 12:25 Print

Christophe Meili essuie les critiques

Le passé de Christoph Meili, de retour en Suisse, ressurgit. L'ancien président honorifique de l'UBS, Nikolaus Senn, attaque l'ancien gardien avec virulence.

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Mis en scène, accompagné par les journalistes, Christoph Meili est rentré au pays jeudi dernier, après 11 ans d'exil aux USA. A peine rentré, l'ancien gardien de l'UBS doit faire face à de nombreuses critiques.

Les premières attaques verbales sont venues du président d'honneur de l'UBS, Niklaus Senn. A l'époque de «l'affaire Meili», Senn était président de la Société de Banque Suisse (SBS). Il n'a pas oublié l'affaire des documents confidentiels sauvés de la broyeuses par Christoph M Meili.

Dans une interview à «Radio 1», il réitère ses accusations d'alors: «Pour moi, c'est un antihéros, il peut dire ce qu'il veut, raconter ce qu'il a fait de l'argent qu'il a reçu, de l'aide sociale dont il bénéficie ici, peu importe, je ne veux plus avoir à faire à lui».

Dans la presse, Christoph Meili ne cesse de répéter qu'il souhaite «recommencer une nouvelle vie et trouver un nouveau travail». Il se dit prêt à tout: chauffeur de bus ou de taxi, vendeur et bien sûr aussi gardien. Selon lui, ses points forts résideraient dans la communication.
La dernière solution: «travailler en indépendant pour avoir la paix». Christoph Meili reste confiant tout en étant conscient du problème: «Je suis souvent dans les médias et les responsables des entreprises ont peur des réactions possibles», déclare-t-il encore.

Plus jamais en Amérique

L'avenir de Meili semble contre toute attente pourtant meilleur en Suisse qu'en Amérique, et pour cause, il se sent plus sûr dans son pays d'origine: «Je ne voudrais plus jamais vivre aux USA», insiste-t-il. Effectivement, il a l'impression d'avoir été manipulé par son avocat, Ed Fagan et par les organisations juives: «On m'a dit que je ferais mieux de m'installer en Amérique, que tout serait plus facile, plus simple là-bas, ce n'était pas la vérité. C'était même très difficile de décrocher un job sur place», se plaint encore l'ancien gardien. Ainsi, quitter la Suisse s'est avéré une grosse erreur startégique: «Aux USA, je ne pouvais même pas me défendre en cas d'accusation», explique-t-il encore.^

Toujours est-il que Christoph Meili espère refaire surface sous un nouveau jour et prouver par ses nouvelles interventions médiatiques qu'il est un «type tout à fait normal».

meg/pim