Santé

03 octobre 2011 13:18; Act: 03.10.2011 15:15 Print

Cinq médecines alternatives remboursées

par Caroline Stevens - Les complémentaires rembourseront de nouveaux traitements dès le 1er janvier 2012. Mais ceux-ci devront faire leurs preuves.

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La pensée sauvage est une fleur utilisée par les phytothérapeutes pour ses propriétés anti-inflammatoires (Photo: AFP)

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Depuis quelques semaines, des publicités vantant les mérites de la médecine chinoise fleurissent dans les transports publics romands. Opportunistes, les praticiens profitent des nouvelles dispositions de l’assurance maladie pour attirer des clients.

Dès le 1er janvier 2012, la thérapeutique chinoise, la phytothérapie, la thérapie neurale, l’homéopathie ainsi que la médecine anthroposophique (lire ci-dessous) seront remboursées aux assurés s’ils sont au bénéfice d’une complémentaire. L’Office fédéral de la santé publique avait communiqué dans ce sens au début de l’année. La décision tenait compte des résultats des votations de 2009, au cours desquelles le peuple s’était prononcé en faveur de ces soins.

Mais il s’agit d’une demi-victoire pour leurs adeptes, puisque le Département fédéral de l’intérieur a annoncé que cette disposition était transitoire. Les cinq pratiques auront six ans pour remplir pleinement «les critères légaux d’efficacité, d’adéquation et d’économicité».

Malgré le scepticisme ambiant, de nombreux patients ont déjà choisi de suivre des traitements alternatifs. Contactés la semaine passée, plusieurs spécialistes anthroposophes ont déclaré devoir refuser du monde, faute­ de places.

La neuralthérapie

Peu connue du grand public, la neuralthérapie utilise l’anesthésie locale pour soigner des maladies chroniques telles que les rhumatismes ou les troubles circulatoires. Chirurgien et adepte de la méthode, le Dr Alain Pellet, à Sion, est enthousiaste: «La thérapie neurale réussit à guérir certaines pathologies là où la médecine traditionnelle a échoué. Les résultats sont bons puisqu’on obtient un taux de guérison de l’ordre de 80%.»

L’anthroposophie

L’anthroposophie est davantage une philosophie qu’une médecine. Pour ses adeptes, les pathologies sont les conséquences de déséquilibres internes qu’il faut traiter en modifiant son rapport
au monde. Le praticien donne des conseils d’hygiène de vie plutôt que des prescriptions à rallonge. Cette thérapie ne s’oppose pas à la médecine classique et admet l’utilisation des médicaments et des antibiotiques en ultime recours.

La phytothérapie

La phytothérapie utilise les propriétés des végétaux sous forme de gélules, d’infusions et de cataplasmes. Employées en naturopathie ainsi que dans la médecine chinoise, ses vertus ont été largement reconnues à travers les fameuses «recettes de grand-mère». Beaucoup de personnes utilisent à leur insu les propriétés des plantes dans leur vie courante.

La médecine chinoise

La médecine chinoise utilise depuis des siècles différentes approches (phytothérapie, acupuncture, diététique, massage, moxibustion et qi gong) pour garantir le bien-être du patient. Anecdote intéressante, l’usage en vigueur autrefois voulait qu’on ne paie le médecin qu’en cas de guérison ou de bonne santé.

L’homéopathie

L’homéopathie fait partie de la pharmacie de base depuis de nombreuses années. Outre la fameuse arnica, que l’on recommande en cas de coups ou de chocs, plusieurs préparations spécifiques existent à l’heure actuelle. Malgré une forte popularité, elle reste contestée par une partie du corps médical, qui la considère comme une pseudo-science.