Fin du taux plancher

20 janvier 2015 11:38; Act: 20.01.2015 11:44 Print

Consolidation des banques privées accélérée

L'abolition du taux plancher, annoncé jeudi par la Banque nationale suisse (BNS), va accélérer la consolidation des banques privées en Suisse.

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Selon Boris Collardi, CEO de Julius Baer, le renchérissement du franc par rapport à l'euro ou au dollar, va faire diminuer les revenus et augmenter le coût de production.

«D'ici à cinq ans, il est très possible que la Suisse ne compte plus que 100 banques privées», a déclaré mardi devant la presse réunie à Berne, Boris Collardi, président de l'Association de banques suisses de gestion (ABG). Leur nombre a déjà reculé de 182 à 139 de 2005 à 2013.

Certains instituts vont certainement fusionner ou externaliser certaines prestations, comme l'informatique. «Les banques vont réfléchir à leur modèle d'affaire mais il n'est pas exclu qu'elles déplacent une partie de leur outil de production en dehors de la Suisse», a ajouté Boris Collardi.

Les membres de l'ABG et ceux de l'Association de banques privées suisses (ABPS) comptent au total 21'500 collaborateurs, dont 14'500 en Suisse. La décision de la BNS va certainement entraîner une baisse ou un report des investissements, a précisé le CEO de Julius Baer. L'engagement de personnel se fera essentiellement à l'étranger.

De plus, comme les banques privées suisses sont confrontées à un contexte difficile, aussi bien au niveau réglementaire que concurrentiel, leur croissance sera certainement moins forte ( 3%) ces prochaines années que celles des autres places financières, comme Singapour ( 10%) ou Hong Kong ( 11%).

La Suisse devrait rester numéro un en 2018 avec 2,4 milliards de francs d'actifs sous gestion mais «si l'on ne fait rien, on perd des parts de marché. Ce qui vaut dire aussi des places de travail», a ajouté Boris Collardi.

(ats)