CFF

15 mars 2011 12:57; Act: 15.03.2011 13:14 Print

Contrôleur viré pour un bisou à une passagère

Un contrôleur CFF, qui avait embrassé une jeune passagère, devra se reconvertir. Le Tribunal fédéral a confirmé cette décision contre laquelle l'employé avait recouru.

Une faute?

Un chef de train qui avait importuné une jeune voyageuse entre Aigle et Genève devra se trouver une autre métier. Le Tribunal administratif fédéral (TAF) juge que les CFF ont eu raison de le licencier sur-le-champ.

A Aigle (VD), la passagère était montée dans un train pratiquement vide et s'était assise dans le premier wagon après la locomotive. Le chef de train, qui avait contrôlé son billet, était remonté dans le wagon après l'arrêt de Vevey (VD) et s'était assis à côté d'elle.

Bisou déplacé

Il avait parlé de son travail, des vacances et avait abordé la question du mariage et du célibat. Au moment de prendre congé, il lui avait donné un bisou sur chaque joue et avait effleuré son genou.

Choquée, la jeune femme s'était adressée pendant le trajet à un employé de Securitrans. Celui-ci l'avait l'accompagnée à la garde de Cornavin (GE) au guichet CFF, où elle s'était plainte du comportement du contrôleur et avait raconté sa mésaventure.

Licencié avec effet immédiat deux semaines plus tard, le chef de train avait recouru au Tribunal administratif fédéral, qui a confirmé son renvoi sur-le-champ au terme d'une carrière de trente ans aux CFF.

Passagère désécurisée

Selon le TAF, le contrôleur a désécurisé la jeune passagère alors qu'il aurait dû se rappeler que sa fonction l'oblige à être correct et fait de lui une «carte de visite» des CFF. Il s'est montré inconvenant en prenant place à côté de la voyageuse dans un train pratiquement vide.

Le bisou était aussi totalement déplacé. Chaque contrôleur doit garder la distance qui s'impose avec les voyageurs et veiller, par son attitude, à inspirer confiance. Le comportement de l'employé mérite plus qu'un simple avertissement, juge le TAF. (arrêt A-7496/ 2010 du 7 mars 2011)

(ats)