Assemblée

28 juin 2014 12:24; Act: 28.06.2014 14:00 Print

Contre la caisse unique et l'initiative sur la TVA

Les quelque 250 délégués du PLR réunis samedi en assemblée à Fribourg ont adopté leurs mots d'ordre pour les deux objets en votation le 28 septembre.

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Le président du parti Philipp Müller samedi devant les délégués réunis en assemblée à Granges-Paccot (FR). (Photo: Keystone/Peter Schneider)

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Les militants ont rejeté l'initiative pour une caisse maladie unique et celle contre une TVA «discriminatoire» dans la restauration.

L'initiative populaire fédérale «Pour une caisse publique d'assurance maladie» a été balayée par 232 voix contre 2, et une poignée d'abstentions. Les délégués ont ainsi suivi les recommandations de vote de leurs dirigeants.

Il en est allé de même pour l'initiative intitulée «Stop à la TVA discriminatoire pour la restauration». Mais ce texte a davantage divisé l'assemblée, et a été recalé moins nettement: par 143 voix contre 72, et 13 abstentions.

Cette initiative exige que toutes les denrées alimentaires vendues au sein de la restauration et de l'hôtellerie soient traitées de la même manière. Les plats à l'emporter se voient appliquer un taux de 2,5% actuellement, au lieu de 8% pour les autres acteurs du marché.

Pour le président du PLR Philipp Müller, l'initiative ne permettrait pas d'alléger la charge bureaucratique. «Cela fait six ans que nous nous battons à Berne pour un taux unique à 6%», a-t-il rappelé, jugeant qu'il vaut mieux simplifier le système dans son ensemble. Il a ajouté que l'initiative risquait même d'être «un autogoal», en fonction du taux de TVA commun qui serait choisi au final.

Non à la «suracadémisation»

Les délégués ont par ailleurs adopté à la quasi-unanimité un papier de position sur la formation, qui reste au coeur des thèmes chers au parti. A cette occasion, le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a argumenté contre une formation identique pour tous: «Nous ne voulons pas d'une bouillie uniforme, d'un pâté sans nom».

Et de réitérer son attachement à deux sortes de filières «différentes mais égales à mes yeux, car essentielles pour notre pays»: les universités et hautes écoles d'une part, et d'autre part le système dual qui «permet de former des praticiens de toute première classe».

Le texte voté samedi plaide toutefois contre la «suracadémisation». Le PLR constate que de plus en plus de professions exigent d'avoir une maturité professionnelle ou un diplôme HES là où un diplôme secondaire suffisait avant. Il estime que cela entraîne une hausse des coûts, par exemple dans les prestations de santé, le secteur fiduciaire ou encore la garde des enfants.

Apprendre les langues

Au-delà, ce papier de position plaide globalement pour une meilleure formation en Suisse, visant l'excellence, grâce à une bonne qualité de l'offre et l'engagement de tous les acteurs à tous les niveaux. Il ajoute que l'apprentissage d'une langue étrangère le plus tôt possible doit continuer de jouer un rôle important.

A cet égard, les délégués ont accepté une modification de dernière minute visant à mettre davantage l'accent sur les langues nationales que dans la première version du texte. «L'enseignement prioritaire d'une seconde langue nationale renforce la cohésion nationale et répond aux importants besoins du marché du travail. L'apprentissage de l'anglais est également nécessaire en vue du contexte économique d'aujourd'hui», selon la version adoptée.

(ats)