Commerce

25 août 2019 21:27; Act: 26.08.2019 08:44 Print

Coop a retiré un stock de vases contrefaits

Les pots bon marchés fabriqués en Chine copiaient des œuvres de la céramiste bernoise Margrit Linck. Les originaux, eux, valent cher.

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Les créations de Margrit Linck ont des formes très typées. (Photo: DR)

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Les trente magasins Coop City du pays ont retiré de leurs rayons des vases de fabrication chinoise, la semaine dernière. Ces objets aux lignes géométriques ressemblaient à s’y méprendre à des œuvres de la céramiste bernoise Margrit Linck, dont les créations sont toujours produites par l’entreprise Linck Keramik. Mais les pièces officielles sont fabriquées avec des matériaux de qualité et de manière artisanale, contrairement aux centaines de copies qui ont fini dans les magasins du géant orange. Et elles se vendent aussi infiniment plus cher que les quelques francs demandés pour les contrefaçons chinoises, a relaté la «NZZ am Sonntag».

Selon le journal zurichois, l’avocat de Linck Keramik est intervenu lundi dernier auprès du grand distributeur. Mercredi, ce dernier avait déjà vidé ses étalages et il a commencé à envoyer les contrefaçons à la casse. «Nous avons fait une erreur dans notre approvisionnement, ce que nous regrettons», a réagi Rebecca Veiga, porte-parole de Coop.

Un marché qui s'est intensifié

«Le problème de la contrefaçon s’est intensifié ces dernières années», a confirmé Jürg Herren, chef du service juridique de l’Institut fédéral de la propriété intellectuelle. Une étude de l'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) publiée au printemps montre que si le commerce de produits contrefaits représentait 3,3% du commerce mondial en 2016, il n'était que de 2,5% en 2013.

Le problème est aussi amplifié par la vente en ligne, observe l'Administration fédérale des douanes, qui ne parvient plus à contrôler tous les achats faits par ce biais depuis qu'elle a subi une réduction d'effectifs. Près des trois quarts des copies proviennent de Chine et l'engouement pour les plateformes de vente chinoises ne fait qu'augmenter le nombre d'imitations qui entrent en Suisse.

(aia)