Suisse

03 février 2020 05:50; Act: 03.02.2020 05:50 Print

Credit Suisse aurait aussi espionné Greenpeace

Outre deux de ses collaborateurs, la banque aurait également fait surveiller l'ONG afin de s'opposer à ses actions.

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Lassemblée générale de Credit Suisse en 2017 avait été chahutée par des activistes de l'association de défense de l'environnement. (Photo: Greenpeace)

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Le désormais ex-directeur des opérations de Credit Suisse, Pierre-Olivier Bouée, a non seulement ordonné la surveillance des anciens membres du conseil d’administration, Peter Goerke et Iqbal Khan, mais également fait espionner Greenpeace, affirme la «SonntagsZeitung». Il aurait ordonné à son chef de la sécurité d’infiltrer l’ONG

En toile de fond de sa demande, on trouve l’action spectaculaire, il y a près de trois ans, de militants de l’organisation environnementale qui avait perturbé l’assemblée générale au Hallenstadion de Zurich en introduisant un pipeline dans la halle abritant les délibérations.

Infiltration par e-mail

Credit Suisse est ensuite parvenu à s’inscrire sur la liste de récipiendaires des actions prévues par les environnementalistes. La banque n’a pas souhaité révéler de quelle manière elle y était parvenue.

Greenpeace ne s’était pas rendu compte de la supercherie mais cherche désormais activement l’origine de la fuite. Sa porte-parole Natalie Favre déclare: «Nous donnons suite à cette information mais ne pouvons pas fournir plus de détails pour le moment.»

Grâce à son stratagème, la banque a su quand des actions étaient prévues contre elle. Elle a pu prendre des contre-mesures, comme l’installation d’un faux chantier devant un de ses bâtiments qui était la cible de Greenpeace et l’alerte des forces de l’ordre.

«No comment»

Credit Suisse ne fait pas de commentaires sur cette tactique. «Par principe, la banque ne fait aucune déclaration sur les questions de sécurité», a déclaré le porte-parole Dominique Gerster au dominical alémanique.

(ats/jbm)