Affaire Orllati-Nicod

23 avril 2019 18:34; Act: 23.04.2019 18:45 Print

De Quattro visée par une plainte pénale

Une plainte pour violation du secret de fonction a été déposée à l'encontre de la conseillère d'Etat vaudoise Jacqueline de Quattro.

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La plainte contre la ministre s'ajoute aux nombreux rebondissements d'une saga politico-judiciaire qui a débuté en 2016. (Photo: Keystone)

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La conseillère d'Etat Jacqueline de Quattro et son secrétaire général sont visés par une plainte pénale dans le cadre de l'affaire Orllati-Nicod. Le Ministère public vaudois a confirmé mardi l'information dévoilée jeudi par la RTS.

En l'état, aucune autre information ne sera donnée sur cet objet, a ajouté le Parquet. Selon la RTS, la plainte pour violation du secret de fonction a été déposée il y a quelques semaines par l'un des protagonistes déjà cités dans l'affaire. Elle concernerait un rapport adressé par le secrétaire général du DTE au Ministère public vaudois. Ce dernier devra déterminer s'il donne suite cette plainte.

Pas d'enquête ouverte

Me François Roux, l'avocat de Mme de Quattro et du haut fonctionnaire confirme lui aussi les propos communiqués jeudi à la RTS. Ses clients ne feront aucun commentaire sur cette plainte dont ils n'ont pas connaissance, a-t-il déclaré à l'agence Keystone-ATS.

En tout état de cause et en l'absence de toute communication du Ministère public aux parties à ce sujet, force est de constater qu'à ce jour, aucune enquête pénale n'a été ouverte, à notre connaissance, et qu'aucune suite n'a été donnée à cette plainte, répète l'homme de loi.

La conseillère d'Etat Jacqueline de Quattro qui va se présenter aux élections fédérales cet automne est déjà engagée en justice à propos d'un livre à charge sur son action politique. Il est rédigé par l'ancien rédacteur en chef de «24 heures» Fabien Dunand également impliqué dans l'affaire Orlatti-Nicod.

Longue saga politico-judiciaire

La plainte contre la ministre et son bras droit s'ajoute aux nombreux rebondissements de cette saga politico-judiciaire. Pour mémoire, tout a débuté en 2016 lorsque le clan du promoteur Bernard Nicod a informé Jacqueline de Quattro d'un soupçon fondé d'une grave pollution par le groupe Orllati d'une gravière à Biolley-Orjullaz.

Un corbeau, qui s'avérera être Fabien Dunand, adresse des lettres anonymes pour dénoncer la passivité et la complicité de la conseillère d'Etat dans cette affaire. L'enquête pénale est classée en 2017. Depuis, les plaintes croisées pour diffamation et calomnie se multiplient. Le procureur chargé de l'affaire a été récusé.

(nxp/ats)