Suisse

20 novembre 2018 10:13; Act: 20.11.2018 13:29 Print

Des «escape rooms» pour mieux recruter

Toujours plus d'entreprises suisses font appel à des jeux de stratégie difficiles pour sélectionner les candidats qui résisteront le mieux au stress.

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Les escape rooms permettent aux entreprises d'évaluer les points forts et les points faibles des candidats. (Photo: Keystone)

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Les entretiens d'embauche, c'est du passé ou presque. Ceux qui veulent prétendre à un poste à responsabilité doivent désormais avoir les nerfs solides. Car ils doivent affronter une nouvelle tendance à la mode dans les départements de ressources humaines: les «escape rooms», lance le Blickmardi.

Le concept est d'enfermer les candidats dans des salles destinées à ce jeu. Ensemble, ils doivent résoudre une énigme, désamorcer une bombe ou trouver un trésor via des jeux de rôle. Le tout sous la pression du temps et sous l'oeil d'experts en comportement.

Le vrai visage des candidats

«On peut toujours pratiquer les entretiens classiques», explique Mike Kleist, directeur de l'entreprise suisse Mystery-Rooms. «Mais dans la fièvre du jeu et sous pression, le vrai visage des candidats se révèle rapidement.»

Si d'habitude les jeux d'évasion sont très prisés en tant qu'activités de loisirs, de plus en plus de firmes font appel aux «escape rooms» pour tester leurs candidats, en particulier dans les secteurs informatiques et financiers. Selon Mike Kleist, son entreprise collabore avec des psychologues qui analysent la situation pour le compte de ses clients.

Pour ces experts ainsi que pour les responsables RH, qui observent tout sur un écran, le jeu est très instructif pour mesurer le côté spontané des candidats. En effet, les participants se comportent très rapidement de manière intuitive. Ainsi, lorsqu'il faut déchiffrer un code grâce à des indices, des différences apparaissent rapidement entre les personnes tournées vers l'action, celles qui sont dans l'analyse, les créatifs, les communicateurs, ou ceux qui prennent très vite la direction des opérations.

Manque de talents qualifiés

Ce nouveau type de recrutement est notamment utilisé par les sociétés de conseil PWC et Accenture ainsi que par Credit Suisse. Et ce n'est pas fini. Un expert qui travaille pour PWC explique que de plus en plus de firmes testent des méthodes de plus en plus créatives pour dénicher les perles rares. L'une des raisons est le manque de personnes qualifiées. En outre, les entreprises cherchent de nouvelles méthodes pour évaluer les forces et les faiblesses des candidats.

(cht)