Suisse

08 juillet 2019 08:05; Act: 22.08.2019 16:09 Print

Credit Suisse et UBS cibles d'activistes du climat

Les protestataires accusent les deux grandes banques suisses de financer des actions nuisibles pour le climat. A Zurich, la police a évacué les manifestants.

La paradeplatz ce 8 juillet 2019 au matin.
Une faute?

Des manifestants en faveur de la protection du climat ont bloqué lundi matin tôt les entrées des sièges de Credit Suisse à Zurich et d'UBS à Bâle avec des sit-in. A Zurich, la police a évacué les manifestants.

La police de la ville de Zurich a confirmé une intervention à la Paradeplatz. Selon les activistes, «plusieurs centaines» de personnes étaient présentes. Pots de fleurs et vélos ont aussi été placés devant des portes.

Les protestataires demandent à la place financière suisse de se retirer du charbon, du pétrole et du gaz, a revendiqué «Collective Climate Justice» sur Twitter. Ils accusent les grandes banques suisses de financer des actions nuisibles pour le climat.

Les protestataires demandent à la place financière suisse de se retirer du charbon, du pétrole et du gaz, a revendiqué «Collective Climate Justice» sur Twitter. Ils accusent les grandes banques suisses de financer des actions nuisibles pour le climat.

Plus de 60 arrestations à Zurich

L'action à Zurich a commencé vers 6h30, a indiqué la police municipale qui a dénombré une septantaine d'activistes. Vers 9h30, la police a commencé à les évacuer. L'opération a pris fin vers 13h00. Au total, 30 femmes et 34 hommes âgés de 15 à 65 ans ont été arrêtés et mis à disposition du Ministère public et du juge des mineurs.

A Bâle, ils étaient environ 50 activistes. La police s'est montrée très discrète. Elle n'est intervenue qu'après le dépôt d'une plainte. Vers 14h15, elle a informé les manifestants qu'ils devaient les lieux. Comme ceux-ci ne réagissaient pas, elle a commencé à les évacuer.

Dans un communiqué, Greenpeace a demandé la libération immédiate de tous les militants. Selon les informations dont dispose l'organisation écologiste, ils seront libérés au plus tôt mardi, une situation jugée «inacceptable».

(nxp/ats)