Suisse

02 juillet 2014 10:37; Act: 02.07.2014 22:26 Print

Des legs pour renflouer les caisses du PS

Un parti politique a toujours besoin d'argent. Pour en trouver, le Parti socialiste a son idée: inciter ses membres à lui léguer une partie de leur héritage.

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Dans le numéro de juin 2014 de son journal de parti «Links», le PS lance un appel aux dons plutôt particulier. Son souhait: motiver ses membres et sympathisants à lui verser une partie de leur héritage, au moment de leur mort. Un modèle de financement déjà appliqué par certaines ONG. Pour ce faire, un conseiller est à disposition. Selon «Blick», plus de 60 personnes l'ont déjà contacté.

«C'est un sujet délicat que nous traitons avec beaucoup d'attention», promet la co-secrétaire générale du PS Flavia Wasserfallen au quotidien alémanique. «Comme nous refusons les dons des milieux économiques, nous devons trouver d'autres solutions», poursuit-elle. L'an dernier, le parti a en effet fait l'impasse sur quelque 500'000 francs.

Le PS se défend toutefois de faire du forcing. «Nous ne voulons obliger personne à faire un legs. Toutefois, certains de nos membres souhaitent s'engager après leur mort. Il faut qu'ils sachent que cette possibilité existe», précise la secrétaire générale. Elle ne peut cependant pas dresser de bilan: «Il s'agit d'un projet à long terme. Ses effets seront sans doute visibles d'ici une dizaine d'années. Ces dons ne sont par ailleurs pas inscrits au budget. Mais si ils existent, c'est une bénédiction», conclut Flavia Wasserfallen.

Il semble que cette méthode d'appel aux legs ne soit exploitée, pour le moment, que par le Parti socialiste. Interrogés, les partis bourgeois et les Verts assurent ne pas songer à une action similaire. «Nous n’avons même jamais abordé le sujet», précise Caroline Brennecke coordinatrice romande du PBD Suisse. Ils expliquent néanmoins que leurs statuts permettent d’accepter un legs.

A noter que seule la version alémanique du journal de parti est concernée. L'annonce en français est prévue dans l'édition du mois d'août de «socialistes.ch», le pendant romand de «Links».

(dmz)