Suisse

23 mai 2019 18:58; Act: 23.05.2019 19:30 Print

Des partis de gauche se disent surveillés

Pour les Verts et la Jeunesse socialiste suisse, le Service de renseignement viole la loi.

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La Jeunesse socialiste suisse estime être surveillée par le Service du renseignement de la Confédération. (Photo: Keystone)

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Plusieurs partis politiques et organisations se défendent contre leur surveillance, illégale à leurs yeux, par le Service du renseignement de la Confédération (SRC). Ils demandent qu'une commission indépendante se penche sur les cas.

Les organisations concernées - notamment la Jeunesse socialiste suisse (JSS) - y voient un parallèle au «scandale des fiches», qui avait secoué la Suisse à la fin des années 1980.

Violation de la loi sur le renseignement

Le SRC a systématiquement surveillé des personnes de gauche politiquement actives, écrit la JSS. Les Verts soulignent que des personnes ont été surveillées dans l'exercice de leurs droits politiques.

Pour la JSS et les Verts, le SRC viole l'article 5 paragraphe 5 de la loi sur le renseignement. Les deux formations exigent des mesures de contrôle de la part de la délégation des commissions de gestion et du Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence.

C'est le journal de gauche alémanique «Wochenzeitung» qui a publié l'affaire jeudi. Il relate le cas de la conseillère aux Etats Anita Fetz (PS/BS), qui a participé en 2015 à un podium organisé par un centre culturel kurde. Le SRC s'est alors mobilisé. Plusieurs organisations de gauche ont alors demandé des explications.

Le SRC s'explique

Sollicité par Keystone-ATS, le SRC répond qu'il ne surveille aucune de ces organisations ou partis politiques. Lors d'une recherche, les noms de certaines personnes ou organisations peuvent toutefois apparaître dans des documents conservés par le SRC alors qu'elles ne sont nullement surveillées et qu'elles ne représentent aucune menace.

Le SRC explique qu'il peut enregistrer des documents issus de sources publiques lorsqu'il existe une menace potentielle dans le domaine de l'extrémisme violent, du terrorisme, de l'espionnage ou de la protection des infrastructures critiques. Ces mesures sont appliquées de manière ciblée aux menaces les plus graves.

Le SRC souligne qu'il respecte strictement la loi: lors de la saisie de données, les informations sur les activités politiques et la liberté de réunion doivent être supprimées. Enfin, chacun peut demander au SRC si celui-ci conserve ses données et faire vérifier la réponse du service par le Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence, le Tribunal administratif fédéral ou le Tribunal fédéral.

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • BadCox57 le 23.05.2019 19:55 Report dénoncer ce commentaire

    Normal...

    ...N'ayant rien d'intéressant à dire, il faut bien se rendre intéressant = "Pourvu que l'on parle de nous". Et si possible, passer pour des martyrs...

  • Pabesoin le 23.05.2019 20:48 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    L'hôpital qui se fout de la charité

    Ils étalent leur vie sur les réseaux sociaux et ils ont le culot de se prétendre surveillés !

  • Anti gauche! le 24.05.2019 06:22 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Quelle invention

    quand la gauche n'plus d'autres arguments, il faut qu'elle nous fasse la pleureuse et nous trouver une histoire de surveillance...Le parti qui adore dépenser l'argent des autres

Les derniers commentaires

  • Coyote le 26.05.2019 07:57 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Tutelle

    La gauche c'est comme les enfants, il faut mettre des barrières et des limites pour qu'ils ne fassent pas leurs casses et stupidités habituelles.

  • Dann le 25.05.2019 05:31 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Surveillance justifiée.

    Leur slogan est formidable, change ce qui te déplaît. Personnellement ce que je changerais, c'est l'existence du parti s'cialisss, l'éradiquer et faire enfin bosser ses membres, à l'image de M. Levrat, qui a perdu la signification du mot "travail".

  • Hugo le 24.05.2019 20:31 Report dénoncer ce commentaire

    Normal

    Normal que les traîtres à la nation soient surveillés

  • Gédéon le 24.05.2019 17:31 Report dénoncer ce commentaire

    Anti corruption

    Il faudrait aussi surveiller nos élus cela vraiment n'importe quoi

  • Jojo le 24.05.2019 10:21 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pauvres petits

    Ah les pauvres, lorsqu'ils n'ont plus d'argument ils ressortent la théorie du chien battu. Décidément la politique devient de plus en plus débile et nous devons leurs faire confiance . ? ??