Premières assises contre l'Homophobie

04 septembre 2009 16:25; Act: 04.09.2009 16:34 Print

Des témoignages poignants sur la difficulté d'être différent

Les Premières Assises contre l'homophobie ont débuté vendredi à Genève avec des témoignages forts de deux lesbiennes.

Une faute?

Une jeune femme a raconté le rejet scolaire et familial qu'elle a subi et une enseignante a évoqué ses peurs à parler de son homosexualité à l'école.

Thaïs, 20 ans aujourd'hui, encaisse sa première insulte homophobe à l'école primaire à 11 ans. Les moqueries et les ragots ne cesseront pas jusqu'à la fin de sa scolarité. En plus, un «coming-out» forcé la coupe de sa famille. Après quelques temps, c'est finalement le soutien de sa mère qui lui donne la force d'être moins touchée par le mépris des autres.

La jeune femme a raconté son parcours difficile, donnant le ton à ces Première Assises contre l'homophobie qui se tiennent à Genève vendredi et samedi. L'objectif de ce grand rassemblement est de réfléchir aux moyens de combattre plus efficacement les discriminations homophobes et d'apprendre à mieux vivre la diversité.

Dire la vérité

Le second témoignage est celui d'une enseignante à l'école primaire. Pendant sept ans, elle n'ose pas dire la vérité à ses élèves qui lui demandent si elle a un amoureux. Elle craint la réaction des parents, de ses collègues, de sa hiérarchie mais aussi les amalgames avec la pédopholie.

Finalement, elle arrive à la conclusion que le silence fait perdurer les tabous. Elle dit alors simplement la vérité à ses élèves, la peur au ventre. «Et c'est passé comme une lettre à la poste!». Applaudissements très nourris dans la salle.

Des critiques

Lors de cette première journée, la prévention contre l'homophobie en milieu scolaire était au centre des débats. Jean-Dominique Lormand, directeur du Service santé de la jeunesse, a expliqué l'approche du Département de l'instruction publique (DIP), qui mise sur le personnel éducatif pour faire passer le message. A priori, les associations ne rentrent pas dans les écoles, souligne-t-il.

Ce point de vue a été critiqué par de nombreux intervenants, souvent membres d'associations ou professionnels de la jeunesse. Beaucoup estiment que les témoignages sont plus efficaces pour lutter contre l'homophobie. Des projets pionniers en place à l'étranger ont aussi été présentés.


Volonté politique

Plusieurs personnalités ont répondu présent pour ce rendez-vous, dont Monica Bonfanti, la cheffe de la police genevoise, Charles Beer, conseiller d'Etat ou encore Sandrine Salerno et Manuel Tornare, conseillers administratifs. Des tables rondes et des ateliers permettront pendant ces deux jours de faire un état des lieux et de dégager des pistes pour mieux lutter contre l'homophobie.

Ces Assises ont été mises sur pied par la Fédération genevoise des associations lesbiennes, gays, bi et transsexuels (LGBT) en partenariat avec le canton et la Ville de Genève. Deux motions, la première adoptée au Conseil municipal et la seconde au Grand Conseil, ont permis d'insuffler une volonté politique forte pour concrétiser rapidement ces Assises.

(ats)

Les commentaires les plus populaires

  • Tazman le 07.09.2009 20:24 Report dénoncer ce commentaire

    Faire un Choix

    L'homosexualité n'est en effet pas un choix ... cela apparaît évident lorsque l'on regarde le nombre de suicides parmi les jeunes homosexuels. Si c'est derniers pouvaient réellement choisir je pense qu'ils préféreraient être hétérosexuels et vivre plutôt que se donner la mort.

  • TC le 06.09.2009 00:03 Report dénoncer ce commentaire

    Réponse

    Moi Donc : Quelles sont vos preuves ? Avez-vous parlé avec des homosexuels ? Demandez aux jeunes homosexuels s'ils choisissent d'être homosexuel et donc de se faire rejeter, insulter, etc. Quelle ignorance ! ON NE DEVIENT PAS GAY ON L'EST. Demandez à chaque homosexuel.

  • Moi Donc le 05.09.2009 09:10 Report dénoncer ce commentaire

    On ne naît pas homosexuel ...

    car a de rares exceptions ON LE DEVIENT par timidité, par éducation et tout simlement par vice et pour certains par intérêt ....

Les derniers commentaires

  • Tazman le 07.09.2009 20:24 Report dénoncer ce commentaire

    Faire un Choix

    L'homosexualité n'est en effet pas un choix ... cela apparaît évident lorsque l'on regarde le nombre de suicides parmi les jeunes homosexuels. Si c'est derniers pouvaient réellement choisir je pense qu'ils préféreraient être hétérosexuels et vivre plutôt que se donner la mort.

  • TC le 06.09.2009 00:03 Report dénoncer ce commentaire

    Réponse

    Moi Donc : Quelles sont vos preuves ? Avez-vous parlé avec des homosexuels ? Demandez aux jeunes homosexuels s'ils choisissent d'être homosexuel et donc de se faire rejeter, insulter, etc. Quelle ignorance ! ON NE DEVIENT PAS GAY ON L'EST. Demandez à chaque homosexuel.

  • Moi Donc le 05.09.2009 09:10 Report dénoncer ce commentaire

    On ne naît pas homosexuel ...

    car a de rares exceptions ON LE DEVIENT par timidité, par éducation et tout simlement par vice et pour certains par intérêt ....