Suisse

01 octobre 2018 12:04; Act: 01.10.2018 12:31 Print

Soins médicaux inutiles pour la moitié des Suisses

D'après un sondage mandaté par l'association «smarter medicine», près du 50% des Suisses estiment que les traitements sont inappropriés ou excessifs.

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Le comité de de l'association smarter medicine – Choosing Wisely Switzerland présente les résultats du sondage sur les question des soins inappropriés.

Une faute?

Plus de la moitié de la population en Suisse a l'impression qu'elle-même ou des personnes de leur entourage ont reçu un traitement inutile. C'est ce que révèle un sondage mandaté par l'association «smarter medicine». Elle lance une campagne d'information pour lutter contre la surmédicalisation.

Près de la moitié des personnes interrogées indiquent en outre avoir l'impression de ne pas avoir tout compris lors de la consultation médicale, indique «smarter medicine - Choosing Wisely Switzerland», créée en juin 2017. Le sondage a été réalisé en ligne par l'institut GfK auprès d'un millier de personnes en Suisse alémanique et romande, du 28 juin au 3 juillet.

Il révèle aussi que 40% des personnes interrogées estiment que les soins sont inappropriés ou excessifs. «La Suisse est en situation de surmédicalisation et les gens en sont pleinement conscients», explique Antoine Casabianca, représentant des organisations de consommateurs au comité de l'association «smarter medicine», cité dans le communiqué.

Langage compréhensible

La campagne lancée par «smarter medicine» vise à sensibiliser encore davantage la population et à améliorer la communication entre le personnel médical et les patients. Elle se base sur les recommandations des sociétés de discipline médicale.

Ces recommandations s'adressent toutefois à des spécialistes. L'organisation «smarter medicine» les a donc fait traduire dans un langage pouvant être compris des personnes n'ayant pas de connaissances médicales. Elles peuvent être consultées en français et en allemand sur la plate-forme www.smartermedicine.ch.

Le but est que les patients comprennent mieux les propositions qui leur sont faites par les spécialistes. Et que les personnes soignées puissent discuter sur un pied d'égalité avec celles en charge du traitement afin de déterminer la méthode diagnostique et thérapeutique la mieux adaptée à leurs besoins.

«Les gens doivent également se rendre compte que plus n'est pas forcément un plus, que le nouveau n'est pas forcément meilleur que l'ancien, et que plus cher n'est pas toujours synonyme de plus efficace», explique Brida von Castelberg, ancien médecin-chef, vice-présidente de l'Organisation suisse des patients (OSP) et membre du comité de «smarter medicine», selon le communiqué.

Importance de la discussion

Pour Erika Ziltener, présidente de la Fédération Suisse des Patients (FSP) et membre du comité de «smarter medicine», l'entretien entre les soignants et les patients est déterminant. Mais même si la décision sur un traitement est prise dans le cadre d'un entretien commun, les personnes en charge du traitement assument toujours la responsabilité. Pas question de la transférer aux patients.

Selon le sondage, environ 40% des patients souhaitent de meilleures informations sur de possibles thérapies alternatives, un accès plus facile à un deuxième avis ainsi que du temps supplémentaire pour s'entretenir avec les médecins.

(nxp/ats)

Les commentaires les plus populaires

  • Luke le 01.10.2018 13:35 Report dénoncer ce commentaire

    en un sondage inutile

    Et plus de 95% des suisses n'ont pas la formation pour définir objectivement si un traitement est utile ou pas. Encore un sondage de propagande à 2 francs

  • Mike le 01.10.2018 13:41 Report dénoncer ce commentaire

    Tout est dans la cohérence.

    "Selon le sondage, environ 40% des patients souhaitent de meilleures informations sur de possibles thérapies alternatives, un accès plus facile à un deuxième avis ainsi que du temps supplémentaire pour s'entretenir avec les médecins." et tout ça pour moins cher qu'aujourd'hui, évidement.

  • Calimero le 01.10.2018 13:37 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Manque de concurrence

    LAMAL et TARMED sont des dispositions dignes des états socialistes les plus bureaucratiques car en excluant toute réelle concurence elles transforment les professions libérales de la santé en fonctionnaires subventionnés. A se demander pourquoi les PLR soutiennent de telles dispotitions?

Les derniers commentaires

  • Sanstête le 02.10.2018 02:28 Report dénoncer ce commentaire

    Tout à revoir

    Alors que les médecins donnent moins de certificat maladie, moins de médicaments. Car il y a beaucoup de personnes qui profitent du système y compris les médecins et le système médical avec laccord des caisses maladie. Super les pris vont descendre, plus besoins de changer de caisse et plus de pub. On doit arriver à descendre les primes de 50%. De plus, le monde du travail va être plus performant vu les absences en moins. Les assu perte gain vont baisser. Un petit gain sur nos déductions salariales

  • suisse le 01.10.2018 22:36 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Tiers monde

    Bien sûr,on va vous croire à ce sondage...vous pensez toujours qu'on vous croit ? On se fiche de nous en voulant nous faire avaler ce genre de sondage,moi,ma famille et mon entourage, on ne va pas chez le médecin car c'est trop cher, je ne peux pas me permettre d'aller chez le médecin.

  • P. Paincouché le 01.10.2018 22:04 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    C est votre faute

    Sondage payé par les assureurs...

  • vache à lait le 01.10.2018 20:50 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    de qui se moque-t'on

    et quand je pense qu'une personne étrangère qui vient en Suisse bien après sa retraite une fois que sa santé se dégrade , qui n'a jamais travaillé en Suisse , il suffit que celle-ci cotise 3 mois d'assurance maladie et qu'ensuite elle peut rentrer en hôme et que tout lui est payé !!!! trop facile quand on pense que dans beaucoup de pays , si la personne n'a pas les moyens d'aller au hôme , elle doit végéter à la maison ! trop facile pour ces gens-là de profiter de la Suisse .... et encore une fois , qui c'est qui paie ? nous les vaches à lait ! je trouve ça inadmissible ! mon frère qui a sa belle-mère au Portugal , et qui est rentrée au hôme doit chaque mois payer 800 pour celle-ci ! donc tout bien réfléchi , pour l'étranger qui travaille ici et qui a ses parents au Portugal ( ex ) il gagne de faire venir son parent malade en Suisse , lui payer son ass maladie 450.- durant 3 mois et comme ça ensuite , ils le mettent au hôme où tout lui est payé et ils continus à payer l'ass maladie , c'est toujours moins honéreux que de payer le home de leur parent au pays 800 ! mieux vaut pour les enfants de payer 450.- d'ass maladie en Suisse , que 800 pour le hôme là-bas ! bravo pour ces calculateurs mais je regrette , je trouve inadmissible de faloir payer le home à une personne qui n'a jamais travaillé en Suisse !

    • Infirmière le 01.10.2018 21:11 Report dénoncer ce commentaire

      Tout Faux

      Les séjours en EMS ne sont pas pris en charge par les assurances maladies. Elles ne paient que les mêmes soins médicaux que si vous êtes à domicile. Les séjours en EMS sont financés par les personne elle-même, les familles dans certaines conditions et par des aides complémentaires si la personne n'a pas assez de ressources financières pour en bénéficier. La situation que vous décrivez n'existe tout simplement pas.

    • la raison le 01.10.2018 22:25 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Infirmière

      si elle est bien réelle malheureusement !

    • moustique bleu le 02.10.2018 17:45 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Infirmière

      Les prestations complémentaires sont allouées sur quelles bases ?

  • Jules le 01.10.2018 20:32 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Mais oui!

    Tout un système bien rodé. Culpabiliser la population pour nous faire croire que cest de notre faute si nous payons aussi chère notre assurance maladie pendant que dautres sen mettent plein les poches. Diviser pour mieux régner.