Gymnases

20 février 2011 11:16; Act: 20.02.2011 11:46 Print

Dix cantons s’unissent contre le plagiat

Les universités ne sont pas les seules à lutter contre ce phénomène. Les gymnases s’y mettent à l’aide d’une banque de données et de moyens high-tech.

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Il n'y a pas que les universitaires qui plagient. Dix cantons se sont unis pour combattre la fraude dans les gymanses (Photo: Keystone)

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Pas un jour sans qu’un internaute ne découvre de nouveaux textes piratés par le ministre allemand de la défense Karl Theodor zu Guttenberg pour sa thèse. Le baron «de Googleberg», comme on l’appelle ironiquement sur le net, n’est cependant de loin pas le seul à avoir fraudé de la sorte. Il y a belle lurette que les universités du monde entier traquent ces diplômés indélicats.

Il n’y a pas que les thèses qui sont scrutées à la loupe par les autorités universitaires. En Suisse, une dizaine de cantons a décidé de collaborer pour mettre la main sur des travaux de maturité plagiés. Comme le déclare Hans Peter Märchy, de l’office cantonal pour l’éducation post-obligatoire du canton des Grisons, à «Der Sonntag», «nous avions quelques rares cas de fraude, mais cela devait provenir du fait que nous ne disposions pas des moyens techniques adéquats pour « démasquer » les tricheurs».

Märchy veut que cette situation change. Pour ce faire, un groupement intercantonal de gymanse va se doter d’une technologie performante pour venir à bout des fraudeurs. Le canton de Zurich utilise le logiciel «Docoloc » depuis 2008. A Berne, ce sont 2000 travaux de maturité qui sont scannés chaque année, alors que dans le canton de Thurgovie, ce ne sont que 400 travaux de ce genre qui sont examinés. Quant aux Grisons, ils vont également faire contrôler tous les travaux de maturité.

Une banque de données contenant tous les travaux de matu

Les jeunes fraudeurs ne se «servent» pas uniquement sur internet. Souvent, ils copient des travaux d’autres camarades. C’est la raison pour laquelle les cantons ont décidé de créer une banque de données où seront stockés tous les travaux de maturité électroniquement accessibles. Cette offensive technologique contre les faussaires devrait avoir un effet pédagogique, selon Hans Jörg Höhener, de l’office des écoles secondaires du canton de Zurich: «Les élèves doivent savoir que leurs travaux seront contrôlés. Cela aura un effet très dissuasif».

(rga)