Nucléaire

28 mai 2011 13:45; Act: 28.05.2011 14:24 Print

Doris Leuthard répond aux critiques

Doris Leuthard répond aux critiques après la décision du Conseil fédéral de sortir du nucléaire. La ministre de l'énergie reproche à l'industrie électrique d'être devenue «paresseuse».

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Doris Leuthard répond aux critiques après la décision du Conseil fédéral de sortir du nucléaire. (Photo: Keystone/Peter Schneider)

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La ministre de l'énergie Doris Leuthard contre les critiques de l'économie et de l'industrie électrique suite à la décision de sortie du nucléaire. Elle reproche à l'industrie électrique d'être devenue «paresseuse».

A peine le Conseil fédéral a-t-il communiqué sa décision sur la sortie du nucléaire mercredi que les critiques ont fusé de la part d'economiesuisse et de l'industrie électrique: pas sérieux, contradictoire, irresponsable.

La ministre en charge du dossier a répliqué samedi dans une interview dans l'»Aargauer Zeitung» et la «Südostschweiz». «L'industrie électrique est très régulée et en grande partie organisée de manière étatique. Cela la rend paresseuse», a dit Doris Leuthard. Il en est tout autrement dans le secteur informatique, où la concurrence règne.

Vendre le plus d'électricité

La paresse de la branche provient notamment du fait qu'elle veut surtout vendre le plus d'électricité possible. «C'est pourquoi nous aimerions savoir quelles incitations permettent d'atteindre des objectifs d'efficacité; la simple augmentation du chiffre d'affaires en kWh ne doit plus payer». Ces questions feront également partie du travail de concrétisation suite à la décision de mercredi.

Doris Leuthard s'en prend aussi aux propriétaires de réseaux. Ceux-ci ont «insuffisamment investi». Durant les quinze années écoulées, le réseau électrique ne s'est agrandi que de 200 km, alors qu'il aurait fallu l'étendre de 1000 km. Le prix du courant va donc de toute manière augmenter, avec ou sans nucléaire.

La conseillère fédérale PDC prend acte du mécontentement d'economiesuisse. Mais elle a aussi reçu de nombreux courriels de représentants de l'économie qui ne partagent pas l'avis de l'association faîtière et sont satisfaits de la décision claire prise par le gouvernement.

(ats)