Zurich

04 juillet 2014 10:20; Act: 04.07.2014 10:25 Print

En taule pour avoir agressé un chauffeur

Un voyageur ivre s'en était pris au conducteur d'un bus, en avril 2013, à la suite d'un freinage jugé trop brusque. Il a été condamné jeudi à six mois de prison.

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Les faits se sont déroulés près de la halte de la Hardplatz, à Zurich. (Photo: kv)

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Il est tard, ce soir du 25 avril 2013. Dans un bus de la ligne 31 des transports publics zurichois, un homme de 41 ans, ivre et une bière à la main prend place, et s'endort. Soudain, le chauffeur est contraint à un freinage violent, à cause d'une voiture qui lui coupe la route. Et le passager aviné, qui ne peut pas anticiper, tombe de son siège.

Pris de panique, selon ses dires, de colère selon les témoins, ce rentier AI, connu pour ses problèmes d'alcool, s'en prend au conducteur. Il frappe d'abord violemment l'écran de contrôle du bus puis assène de violents coups de pieds dans la porte de la cabine du chauffeur, le menaçant de mort. La scène est tellement choquante que les autres passagers quittent le bus. «J'ai eu peur de mourir», confiera le conducteur. La police devra intervenir et le chauffeur, en état de choc, ne sera pas en mesure de terminer sa course.

Pas un enfant de chœur

Le quadragénaire a comparu jeudi devant le tribunal de district de Zurich pour violence et menaces contre un fonctionnaire. Et il ne se présentait pas dans les meilleures conditions. L'homme n'a en effet pas seulement un problème d'alcool, mais a déjà été condamné à 13 reprises pour des délits mineurs.

Il s'est défendu en admettant en partie les faits. «Je suis à moitié coupable», a-t-il dit à la Cour. «Mais ce chauffeur est un hystérique», a-t-il poursuivi. Des déclarations qui n'ont fait qu'aggraver son cas: le ministère public avait en effet demandé 240 heures de travaux d'intérêt général, mais le juge a été bien plus sévère. «Vous n'êtes pas un candidat à ce type de mesure», s'est exclamé le président, qui a décidé d'envoyer le prévenu sous les verrous pour six mois, sans sursis. En outre, il devra verser 300 francs au chauffeur pour tort moral. Ce dernier n'a pas pu reprendre le travail après cette agression.

(att/dmz)