Suisse

04 novembre 2018 11:55; Act: 04.11.2018 14:05 Print

Enquête sur les agressions sexuelles en psychiatrie

Alors qu'ils devraient être systématiquement séparés dans les cliniques, femmes, hommes et enfants ne le sont pas forcément. Une pratique qui ouvre la porte à des violences sexuelles.

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La mixité dans certains établissements ouvre la porte aux agressions sexuelles. (Photo: Keystone/Steffen Schmidt)

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La Commission nationale pour la prévention de la torture (NKVF) mène une enquête sur des hôpitaux psychiatriques en Suisse. Selon la SonntagsZeitung, des rapports font état quenombre de ces cliniques ne peuvent pas accueillir séparément les hommes et les femmes alors que les chambres ne disposent pas de verrou. Mêmes problèmes dans les douches, qui sont elles aussi partagées dans certaines institutions.

Dans certains cas, des mineurs seraient même accueillis avec des adultes. Pourtant, la Convention internationale sur les droits de l'enfant et le Comité anti-torture du Conseil de l'Europe exigent formellement un logement séparé dans ce genre de cas, comme l'explique Sandra Imhof, directrice générale de la NKVF.

Porte ouverte aux violences sexuelles

La directrice explique que l'organe de prévention a débuté son enquête à la suite d'un cas inquiétant. Lors de sa visite à l’hôpital psychiatrique universitaire de Zurich, un mineur a avoué avoir été harcelé par deux hommes. Le caractère sexuel de ces actes a également été reconnu.Une autre affaire pénale avait éclaté à Bâle alors qu'un jeune de 12 ans avait lui aussi été agressé dans les hôpitaux universitaires. Les services psychiatriques du canton d'Argovie ont de leur côté signalé deux cas d'agression sexuelle durant l'année écoulée.

Werner Tschan, directeur de l'Institut de psycho-traumatologie de Bâle, voit des point positifs à mêler hommes et femmes durant les thérapies: «D'un point de vue thérapeutique, la mixité doit avoir un sens. Mais cela ouvre aussi la porte à la violence sexuelle», avance-t-il dans la SonntagsZeitung. Ces endroits deviennent alors des «zones de risque absolu».

Une médecin assure également qu'un grand nombre de cas ne sont tout simplement pas signalés. Les preuves sont souvent insuffisantes, et les patients en psychiatrie sont souvent en position de faiblesse «car ils savent que le personnel ne les croira pas à cause de leur maladie.»

(20 minutes)

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Les commentaires les plus populaires

  • Lorenzini le 04.11.2018 12:17 Report dénoncer ce commentaire

    Les 3 singes

    Nous savons cela depuis longtemps. Mais quest ce quon attends pour régler le problème

  • Dr Tordue le 04.11.2018 12:16 Report dénoncer ce commentaire

    Abus de faiblesse

    Courage à ses patients qui se rendent dans des hopitaux universitaire pour se soigner et subissent des actes inimaginables. Stop aux abus de faiblesse.

  • Sixela le 04.11.2018 12:15 Report dénoncer ce commentaire

    Bravo!

    Mention spéciale pour les douches.

Les derniers commentaires

  • Un touriste de passage le 05.11.2018 16:47 Report dénoncer ce commentaire

    dites c est pas vrai ?

    euuuuuuhhhh...c'est quoi ce pays qui se nomme la Suisse et donne des leçons au monde ? Quand va-t-elle commencer à balayer devant sa porte et se comporter humainement avec ses propres habitants. j'ai du mal à croire ce que je lis ici....!

  • Liobiliu le 05.11.2018 07:08 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pas tout à fait daccord

    Séparer les enfants des adultes, absolument daccord mais les hommes des femmes et vice-versa... jai travaillé dans un hôpital de pointe et jai trouvé cela excellent sans jamais avoir eu aucun problème dharcèlement. Les malades sont souvent en conflit avec la société et cest en créant la situation telle quelle où il y a des hommes et des femmes mais protégée quon facilite la guérison. Mais bien entendu dans des petits pavillons et sous stricte contrôle. Cest ce que jai expérimenté avec succès.

  • Jean-Bon le 05.11.2018 06:03 Report dénoncer ce commentaire

    Pas une bonne Idée

    À trois dans une chambre, des patients qui dorment dans les couloirs, tous mélanger, du simple dépressif au schizophrène qui ce mets à gueulé à 3 heures du mat...

    • Liobiliu le 05.11.2018 07:14 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Jean-Bon

      En tout cas pas dans lhôpital où jai exercé. Les malades vivaient en communauté la journée sous stricte contrôle dans des petits groupes ou pavillons et la nuit ils avaient leur chambre individuelle. Cétait parfait pour recréer une société comme à lextérieur, on côtoie des gens de deux sexes et ces situations aidaient grandement à leur amélioration. Ils sont doivent en conflit avec la société et ce nest pas en les écartant quon trouve la solution

  • Jeannette le 04.11.2018 21:17 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    SCANDALEUX

    Les institutions psy en CH sont dun autre âge. A Marsens cest tout bonnement ignoble aussi. Certains psy parlent à peine le français et dautres devraient être soignés car plus atteints que les patients dont ils ont la charge. Il y a des jeunes psychologues sans expérience qui vivent encore chez papa et maman et récitent les chapitres de leurs bouquins.De plus dans toutes ces institutions psy les patients sont gavés de neuroleptiques et autres anxiolytiques afin dassurer la paix, au personnel soignant cest ignoble.Cest scandaleux que notre argent les finance et létat sen fout royalement

    • Liobiliu le 05.11.2018 07:17 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Jeannette

      Pas de problème allez les soigner vous et ce sera mieux... facile de critiquer les professionnels sans savoir de quoi on parle Marsans je ne connais pas mais oui dautres qui sont une référence de pointe en Europe et où des grands noms de ce monde viennent se faire soigner. Alors svp ne généralisez pas sans connaissance de cause. Et que proposez vous?

  • Marto le 04.11.2018 21:11 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Jules...

    Bientôt en 2019 ! Et on se soucie tout à coup des agressions sexuelles à tout va dans les établissements médicalisés. M'enfin... la mouette de Lagaffe en rit encore.