Politique d’asile

29 juin 2011 10:53; Act: 29.06.2011 11:51 Print

Familles virées pour placer des requérants

La famille Chiller, de Pfäffikon (ZH), a été priée par la commune de quitter son appartement. Pour qu’on puisse y loger des requérants d’asile.

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La famille Chiller habite depuis dix ans à la Frohwiesestrasse 6, dans un immeuble qui appartient à la commune de Pfäffikon (ZH). En octobre dernier, elle a a reçu son congé, en même temps qu’une famille du Kosovo, qui habite dans la même maison. «Je comprends que la commune doive remplir ses obligations en matière de placements de requérants d’asile», admet le père Chiller dans le «Tages-Anzeiger». «Mais c’est dur de devoir partir après un séjour de dix ans dans cet immeuble. Ce que je ne comprends pas par contre c’est pourquoi les autorités ne cessent de vendre des maisons qui appartiennent à la commune, alors qu’on cherche des places pour les requérants d’asile».

Les Chiller prétendent que la commune n’a pas voulu entrer en matière concernant cet aspect de la question, bien que celle-ci leur ait accordé un délais de deux ans pour trouver un logement équivalent ailleurs. Pour le secrétaire communal Hanspeter Thoma la situation est pourtant claire: «Cela fait huit ans que nous avons décidé de loger les requérants d’asile de façon «décentralisée». Une concentration de ces gens en un seul lieu est mauvaise. Pour le quartier d’une part, pour le respect de l’ordre interne de l’autre. Ce n’est pas la joie au cœur que nous virons les gens». La commune de Pfäffikon a déjà placé vingt-quatre familles de requérants dans un autre immeuble. Elle a aussi loué des appartements privés. «Nous devons respecter nos engagement envers le canton», martèle Hanspeter Thoma.

Heureusement, la famille Chiller a trouvé de quoi se loger à partir de la mi-juillet. Un happy end donc. Ce n’est pas encore le cas pour la famille du Kosovo, mais Hanspeter Thoma vient de lui accorder un nouveau délai avant qu’elle ne trouve un nouveau logement.

(rga)