Nouveau président

26 décembre 2008 10:34; Act: 26.12.2008 10:59 Print

Hans-Rudolf Merz rassure les Suisses et pique l'Allemagne

Président de la Confédération l'an prochain, Hans-Rudolf Merz admet que 2009 sera difficile, mais il invite les Suisses à ne pas céder à la panique.

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Le ministre des finances a aussi lancé des piques à l'Allemagne, lui reprochant de faire de la sous-enchère fiscale avec son nouveau système d'imposition des capitaux.

Dans sa prochaine allocution de Nouvel-An, Hans-Rudolf Merz n'entend pas cacher les turbulences qui se profilent. Il comprend que la population ait peur de la récession, mais il convient de garder son sang-froid. L'Appenzellois reste confiant. La Suisse surmontera cette crise comme elle a surmonté les précédentes. Jusqu'ici, la pays est presque toujours ressorti plus fort de ces périodes, a-t-il expliqué dans la «Neue Luzerner Zeitung».

Pour illustrer une crise dont on ne connaît pas l'ampleur, le Grand argentier s'est fendu d'une «comparaison-maison». «C'est un peu comme un ouragan dans les Caraïbes: on barricade toutes les fenêtres avec des planches, mais il arrive parfois ensuite que la tempête se déchaîne ailleurs».

Hans-Rudolf Merz a par ailleurs une fois de plus égratigné Berlin dans le délicat dossier fiscal qui suscite des remous entre les deux pays. Il a jugé piquant que l'Allemagne introduise début 2009 un impôt forfaitaire sur le revenu des capitaux privés selon le même mécanisme que celui de la fiscalité de l'épargne en vigueur en Suisse. Sauf qu'en Allemagne le taux de cette sorte d'imposition à la source est de 28%, alors qu'il atteint 35% en Suisse.

«Vu sous cet angle, les Allemands se livrent à du dumping», a déclaré Hans-Rudolf Merz. Et d'ajouter: «Nous devons tendre ce miroir au ministre des finances Peer Steinbrück». A ses yeux, l'accord sur la fiscalité de l'épargne avec l'UE est un rempart en vue de protéger le secret bancaire.

Le président de la Confédération pour 2009 a aussi dévoilé une partie de son agenda. Après la visite du chancelier autrichien en janvier, le premier ministre chinois sera reçu en Suisse. Hans-Rudolf Merz se rendra quant à lui notamment en République tchèque et en Suède.

(ap)